Le petit-déjeuner est l’un des repas les plus fragiles du modèle français : il est souvent oublié ou négligé ! Et pourtant il est essentiel : le petit-déjeuner est le repas qui rompt le jeûne nocturne. Deux adultes sur dix ne prennent pas de petit-déjeuner, soit par manque de temps, soit par habitude, soit dans l’optique de perdre du poids (à tort !). Le dîner quant à lui est souvent pris de plus en plus tard avec les journées qui s’allongent. Or, les effets sur le long terme de l’absence de petit-déjeuner et d’un dîner tardif sont plus importants qu’on ne l’imagine. Un lien entre absence de petit-déjeuner, dîner tardif et risque de crise cardiaque vient d’être démontré.

Deux mauvaises habitudes alimentaires aux effets délétères !

L’alimentation apparait souvent comme un moyen peu coûteux et facile pour améliorer le risque cardiaque. Et une nouvelle preuve vient de tomber dans l’European Journal of Preventive Cardiology ! Ces conclusions mettent en lumière deux « mauvaises » habitudes alimentaires : le fait de sauter le petit-déjeuner et le dîner trop tardif. Sauter le petit-déjeuner est défini comme le fait de ne pas manger, autre chose qu’un café, un thé ou de l’eau, avant le déjeuner. Quant au dîner tardif, celui-ci est défini comme un repas pris moins de 2 heures avant d’aller se coucher.

Chez les patients cardiaques atteints de syndrome coronarien aigu, ces comportements ont été observés à plusieurs reprises : 58% d’entre eux ne prennent pas de petit-déjeuner, 51% des personnes prennent un dîner tardif et la combinaison de ces comportements est rencontrée dans 41% des cas !
L’étude menée sur 113 patients ayant subi déjà une forme grave de crise cardiaque, confirme bien que c’est l’association de ces deux mauvaises habitudes alimentaires qui augmente le risque de récidive de 4 à 5 fois ! Ce n’est pas négligeable tout de même !

8 petits-déjeuners à l’indice glycémique (IG) haut, moyen et faible

Le petit-déjeuner délaissé

Une autre analyse portant sur les données de la National Health and Nutrition Examination Survey montre que :
5,1% des personnes interrogées ne prennent pas de petit-déjeuner ;
35,9% en prennent rarement ou que certains jours ;
– 59% en prennent tous les jours.

On est loin de l’unanimité tout de même… Et cette même analyse montre que les participants qui ne prennent jamais de petit-déjeuner ont un risque de mortalité cardiaque accru de 87% par rapport aux personnes qui sont plus assidues en matière de petit-déjeuner.
Ce lien de causalité s’explique, selon les chercheurs, par une modification de l’appétit, une diminution de la satiété, une modification néfaste des taux de lipides… Ce genre de comportement est également marqueur d’un mode de vie déséquilibré : « dis-moi si tu prends ton petit-déjeuner, je te dirai si tu as un mode de vie sain ! »

L’alimentation, le plus souvent au second plan après un événement cardiaque

Les patients à risque cardiaque ont souvent tendance, après un premier épisode cardiaque, à être mis sous statine (un hypolipémiant), des médicaments qui pourraient rester un complément. Il serait intéressant de regarder en amont les comportements alimentaires. Car si le risque cardiaque est augmenté en partie à cause de ces deux mauvaises habitudes alimentaires, cela laisse aussi peut-être présager d’autres habitudes de mode de vie pouvant être tout autant néfastes pour le risque cardiaque, aggravant ainsi encore plus le diagnostic.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : reprendre en main votre alimentation, pour préserver votre santé cardiaque notamment !

Un bon petit-déjeuner pour bien démarrer la journée

Sources

Journal of the American College of Cardiology,
– European Journal of Preventive Cardiology,
Santé Log.

Amandine BONNET, diététicienne WeCook

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