Le jeûne intermittent, c’est la nouvelle tendance alimentaire. Le principe de ce régime ? Alterner des périodes de prises alimentaires et des périodes en ne mangeant rien. Alors ce jeûne, bonne ou mauvaise idée ?

Le jeûne intermittent : plusieurs déclinaisons possibles

Ce jeûne intermittent se décline de différentes façons :

– Le fasting : on ne mange rien durant 16 à 18 h et on mange les 8 h restantes. Cela équivaut à sauter un repas, en général soit le petit-déjeuner, soit le dîner ;
– Le jeûne partiel : Il est possible aussi de manger 25% en moins de calories un jour sur 2 ;
– Jeûner 1 journée par semaine ;
– Le « régime 5 : 2 » : Manger 5 jours consécutifs selon sa faim, puis diminuer de façon significative ses apports caloriques sur les 2 jours restants ;
– Jeûner 1 jour sur 2.

Le jeûne intermittent se décline donc de plusieurs façons. Durant le jeûne, il est tout de même possible de boire. L’un des objectifs est de mettre son foie au repos, et de détoxifier l’organisme, tout en limitant ses apports caloriques.

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L’objectif : perdre du poids mais pas seulement

Ce régime fait actuellement fureur ! Car cette mode alimentaire permet une perte de poids. Mais son effet va au-delà de la perte de poids. Des études ont montré que le suivi d’un jeûne intermittent permet de limiter le risque cardio-vasculaire et de limiter le risque d’apparition du diabète. Et là où les résultats de ces études sont remarquables, c’est que cette limitation de risques est valable pour toute personne, que vous soyez en surpoids ou non !

Par ailleurs, en comparaison à un régime hypocalorique (plus faible apport de calories sur 3-4 prises alimentaires journalières), le jeûne intermittent semble avoir plus de résultats : perte de poids plus importante, perte de masse grasse plus importante et conservation de la masse musculaire plus importante.

Enfin, ce régime semble être plus « facile » à suivre, dans le sens où les personnes qui le suivent sont plus régulières et tiennent ce régime plus longtemps.

Autre fait notable et intéressant de ce régime : il permet une diminution du taux d’insuline, de la résistance à l’insuline et du taux du sucre circulant. Il permet une diminution de l’inflammation, du stress oxydant, de la fatigue tout en boostant le système immunitaire. Enfin, fait encore intéressant : le jeûne intermittent renforcerait l’ADN, limitant ainsi les risques de cancer.

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Le jeûne intermittent, un régime pas adapté à tous

Car à toute solution miracle, il y a toujours une contrepartie. En effet, bien que la résistance à l’insuline soit diminuée, des études observent une dégradation de l’équilibre glycémique selon le type de jeûne intermittent. Certains désagréments peuvent également apparaître : constipation, maux de tête et douleurs abdominales. Outre tous ces effets, il y a également un risque de déshydratation, de fatigue, et de mauvaise haleine !

Par ailleurs, le jeûne intermittent dérègle le rythme alimentaire. Il est donc fortement déconseillé chez la femme enceinte et la femme allaitante. De même, ce régime est fortement déconseillé chez les personnes qui souffrent ou ayant souffert de troubles du comportement alimentaire. Car le risque en jeûnant est d’accentuer des crises d’hyperphagie. Enfin, ce régime est déconseillé pour les patients atteints de pathologies cardiaques par exemple, ou bien celles prenant certains types de médicaments.
Enfin, autre contre-indication pour ce régime : les personnes qui ont tendance à faire des hypoglycémies.

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Alors, on se lance dans le jeûne intermittent ?

Quel que que soit le régime entrepris, il est nécessaire de vous renseigner au préalable auprès de professionnels de santé. Ce régime ne peut s’inscrire sur le long terme : il doit être suivi de façon épisodique. Et ce régime ne sera utile que s’il est accompagné d’une bonne hygiène de vie (pas de tabac, peu d’alcool), et des prises alimentaires riches en fruits et légumes, pour limiter tout risque de carences.

Sources

LaNutrition.fr,
Santé Magazine,
E-santé,
LaNutrition.fr,

Raphaëlle Santarelli, diététicienne WeCook

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