On les savait indicateur de risque de cancer, comme dans le cas du cancer colorectal, facteur de risque de développer un cancer, comme dans le cas du cancer de l’estomac, finalement les bactéries qui peuplent notre tube digestif pourraient également nous aider à lutter contre le cancer ! Mais comment ?

L’immunothérapie, ou comment aider l’organisme à lutter contre le cancer

Notre système immunitaire agit contre les cellules cancéreuses de la même manière qu’envers tout corps étranger : il cherche à l’éliminer pour préserver son intégrité. Pour se prémunir contre ces attaques, les cellules cancéreuses sont capables de bloquer le fonctionnement des cellules immunitaires. Ainsi le système immunitaire ne peut plus s’attaquer à elle et la tumeur peut croître tranquillement.

L’immunothérapie est justement une thérapie qui vise à stimuler le système immunitaire pour le rendre capable de lutter contre la maladie. Dans le cas du cancer, il s’agit d’une piste de recherche prometteuse pour améliorer l’efficacité des traitements voire comme nouvelle approche thérapeutique. 

Immunothérapie, aussi appelée immune-oncologie, est porteuse d’espoir :

L’immuno-oncologie : la nouvelle thérapie pour sauver des cancers ?

Quand le microbiote intestinal s’en mêle

En parallèle des travaux menés sur l’immunothérapie spécifique au cancer, les équipes de recherche s’intéressent de près au microbiote intestinal, lui qui semble être impliqué dans tant de mécanismes internes à notre organisme. Ainsi des équipes de recherche avaient déjà observé, chez certains patients atteints de cancer, un lien entre la présence de certaines bactéries dans leur microbiote intestinal de patients et l’efficacité d’un traitement par immunothérapie.

Et la science continue de progresser dans ce domaine : récemment, une équipe de recherche internationale a montré que le microbiote intestinal et le système immunitaire pouvaient travailler de concert pour limiter la croissance tumorale.

Système immunitaire et microbiote intestinal ensemble contre le cancer

En étudiant un modèle particulier de souris chez lesquelles les tumeurs évoluent lentement, ils ont observé que les animaux présentaient une flore intestinale altérée. Celle-ci présentait notamment plusieurs souches bactériennes corrélées négativement à la croissance tumorale : les souris dont le microbiote contenaient ces souches avaient une croissance tumorale lente, à l’inverse des souris qui n’avaient pas ces bactéries qui montraient une croissance tumorale plus rapide. La présence de ces bactéries spécifiques favorisait une action antitumorale du système immunitaire, elle-même responsable de la moindre croissance de la tumeur.

Même si tous les mécanismes ne sont pas encore clairement établis, ces nouvelles données vont permettre d’orienter la recherche sur l’immunothérapie et le microbiote intestinal. Ce dernier n’a pas fini de nous dévoiler tous ses secrets…

Le microbiote intestinal influencerait-il l’immunothérapie ?

Sources

Institut national du cancer,
Nature,
The Scientist.

Béatrice Février

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