On ne vous le dira jamais assez : il ne faut pas consommer trop de sel ! Car on le sait, sa consommation provoque de l’hypertension et augmente ainsi le risque de maladies cardiaques. Rien de nouveau jusque-là ! Mais sa consommation pourrait également provoquer des troubles intestinaux. Des faits nouveaux et intéressants car la diminution de sa consommation pourrait permettra aux personnes atteintes de troubles digestifs de s’autoriser une plus grande consommation de fibres.

Le sel impliqué dans les troubles digestifs

Des chercheurs ont comparé deux populations déjà hypertendues en début d’expérimentation :
– La première population avait un régime de type DASH : un régime riche en fibres et pauvre en graisses
– Une autre population avait un régime pauvre en fibres.

Ces deux types de régimes testés ont été attribués aux populations, en adoptant également 3 niveaux de sodium (le sodium est un minéral constituant le sel).

Les résultats de cette étude apportent plusieurs éléments :
– Le régime riche en fibres augmente le risque de ballonnements de plus de 41% par rapport au régime pauvre en fibres
– Les hommes sont plus sensibles que les femmes à ce régime riche en fibres
– Le sel est un facteur clé du risque de ballonnements : dans chaque groupe de populations, en comparant les versions riches en sel versus celles pauvres en sel, les versions riches en sel augmentent de 27% les risques de ballonnements.

Excès de sel et ballonnements : un impact sur la fermentation colique

Une forte consommation de sel augmente la rétention d’eau dans l’organisme. Outre l’hypertension induite par cet apport de sel, la rétention d’eau diminuerait également l’efficacité au niveau de la digestion intestinale. De fait, plus de nutriments passeraient au niveau du côlon, augmentant ainsi la fermentation colique.
Par ailleurs, la consommation de sel modifierait la composition du microbiote intestinal. Chez les rats et chez l’homme, une consommation importante de sel diminue l’abondance de lactobacillus. Or l’administration de ce genre de bactéries améliore le confort digestif.

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Le sel : la bête noire des nutrionnistes (entre autres !)

Le sel est très mauvais pour la santé cardiaque, et le problème c’est que nous en consommons trop. Les recommandations de l’OMS sont de 5 g par jour, alots que celles de l’Anses sont de 6,5 g (femme et enfant) à 8 g par jour (homme) maximum ! Et malheureusement, du fait de nos consommations excessives en sel, pain, charcuteries, apéritifs, fromages ou aliments transformés, nous dépassons largement ces seuils.  Actuellement, en France, la consommation quotidienne moyenne de sel serait de 8,7 g/j chez les hommes et de 6,7 g/j chez les femmes. Bien évidemment, il faut ajouter 1 à 2 g de sel par jour, dus au salage de l’eau de cuisson et des plats, par la grande majorité d’entre nous.

Attention, ne pas confondre sel et sodium toutefois : le sodium est un constituant du sel et c’est lui qui est responsable de la nocivité du sel. Si vous lisez les étiquettes de vos emballages, vous verrez plutôt l’indication sodium. Et si vous voulez tout savoir sur le lien sel et sodium, la relation est la suivante : 1 g de sel contient 0,390 g de sodium.

Limitez donc les produits cités ci-dessus au maximum, privilégiez les aliments « bruts » et essayez autant que possible de faire vous-même vos préparations.

3 minutes pour comprendre pourquoi l’excès de sel favorise l’hypertension artérielle

Sources

OMS,
Anses,
Cerin,
– Peng et al., « Effects of the DASH Diet and Sodium intake on bloating resultas from the DASH-soidm trial »,  American Journal of Gastroenterology, 2019, Issue 7, p 1109-1115,
Pourquoi Docteur.

Raphaelle Santarelli, diététicienne WeCook

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