À soirée trop arrosée (ou trop enfumée), sommeil perturbé !

Si, en rentrant d’une soirée trop arrosée, nous dormons comme des masses, les lendemains de soirée sont eux dignes d’un parcours du combattant n’ayant pas bénéficié de repos depuis des jours. Car l’alcool, au même titre que le cannabis, a des effets néfastes sur le sommeil. Petite explication.

Alcool et Cannabis, les ennemis du sommeil

L’alcool, un faux-ami d’une bonne nuit

Si notre temps d’endormissement n’est jamais aussi rapide qu’après un verre de vin de trop, vous coucher en ayant trop bu perturbera votre sommeil, aussi bien en qualité qu’en quantité. En effet, l’alcool va agir tel un perturbateur de nos cycles de sommeil : les réveils seront plus fréquents et la durée du sommeil profond inéluctablement amoindrie. Car, ainsi que le rappelle le Dr Sylvie Royant-Parola au Figaro Santé, l’alcool est considéré comme « dépresseur du système nerveux central ». En d’autres termes, « il ralentit dans un premier temps les fonctions cérébrales, exerçant ainsi des effets sédatifs. Mais il perturbe ensuite les cycles du sommeil, diminuant le temps passé en sommeil profond car il entraîne davantage de réveils. » Or, un sommeil profond est essentiel à la mémoire et à nos capacités cognitives…

DIETIS
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L’alcool inhibe en outre la vasopressine, une hormone antidiurétique, d’où le nombre de passages record aux toilettes lors de votre dernière nuit d’ivresse. Et cet incessant va-et-vient aux toilettes va diminuer votre taux d’électrolytes, substances essentielles du corps humain (comme les ions sodium ou les ions potassium), favorisant de fait le déshydratation et une altération de l’équilibre acido-basique.

Conseil du jour : si vous souhaitez prendre l’apéritif ce soir, veillez à prendre votre dernier verre 3 à 4 heures avant le coucher. En effet, ainsi que le souligne le Dr Dasgupta au Huffington Post, notre corps a besoin de 3 heures pour métaboliser 25 cl d’alcool…


Alcool et microbiote : le mauvais cocktail

Cannabis et insomnies

Il est important de ne pas oublier que le cannabis est une drogue psychotrope, c’est-à-dire qu’elle agit sur le cerveau. Tout comme l’alcool, les fumeurs ont l’impression de s’endormir plus rapidement et facilement. Or, la consommation de cannabis altère lui aussi le sommeil en retardant la sécrétion de mélatonine, une hormone diurne ayant un rôle capital dans la régulation de notre horloge biologique. Donc, la consommation de cannabis va décaler l’heure du coucher et notre rythme de sommeil quotidien. Elle diminue en outre le sommeil paraxodal et altère le sommeil profond.

Et les perturbations du sommeil croissent à mesure que la consommation de cannabis augmente. Le Pr Deidre Conroy, de l’université du Michigan a récemment constaté que les insomnies étaient 4 fois plus fréquentes chez les fumeurs réguliers que chez les fumeurs occasionnels.

Dormez : c’est (vraiment) mieux pour votre santé !

Sources

Drogues Info Service,
Réseau Morphée,
Addict’Aide,
Le Figaro Santé,
Huffington Post,
Conseil d’éthique de l’industrie québecoise des boissons alcooliques.

LQDP

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