LQDP le répète sans cesse : la santé passe aussi par l'assiette !

L’ai cru trouve aisément sa place dans nos assiettes. Et c’est une bonne nouvelle ! Il favoriserait la diversité du microbiote intestinal mais participerait aussi à l’amélioration de la mémoire des personnes âgées. Explications.

De l’ail cru pour le microbiote et la mémoire

Une équipe de chercheurs de l’Université de Louisville (USA) a étudié l’impact de la consommation d’ail cru sur des souris de différents âges. En comparant la supplémentation ou non d’ail cru chez des souris âgées, les chercheurs ont constaté que celles à l’alimentation composée d’ail cru possédaient un microbiote plus diversifié mais aussi que leur mémoire à court et à plus long termes était améliorée. Mais pourquoi une telle étude ?

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Le microbiote et la mémoire évoluent avec l’âge

On sait que la composition de microbiote n’est pas stable et évolue avec l’âge. De 0 à 3 ans par exemple, le microbiote va évoluer jusqu’à atteindre une composition proche de celle de l’adulte. A contrario, l’immuno-sénescence – altération progressive du système immunitaire liée à l’âge – affecte la composition du microbiote en favorisant les bactéries commensales pro-inflammatoires. Mais cette évolution du microbiote est à prendre avec des pincettes car unique à chacun. Le mode de vie, l’alimentation, l’environnement ou encore les médicaments ont un impact très conséquent sur la composition du microbiote.

Quant à la mémoire et aux facultés cognitives, il est acquis qu’elles diminuent lorsque les années s’accumulent. En effet, les neurones vieillissent et la vitesse de traitement de l’information diminue. La mémoire de travail, en charge du traitement des informations à court terme, perd également en performance. L’équipe de l’université de Louisville travaille activement à la compréhension


Tout savoir sur le microbiote intestinal

L’ail, ce formidable prébiotique

Si l’ail est réputé pour ses bienfaits, ce n’est pas un hasard. Formidable prébiotique, l’ail est riche en fibres, comme l’inuline et les fructo-oligosaccharides et stimule le développement des Bifidobactéries, de “bonnes” bactéries intestinales. Mais il est également riche en sulfure d’allyle, composé soufré qui serait à l’origine de cette double amélioration constatée durant cette étude. Le sulfure d’allyle limiterait d’abord le risque de dysbiose intestinale – ou déséquilibre – en favorisant les bonnes bactéries tout en agissant sur les bactéries pro-inflammatoires.

Et un microbiote en bonne santé le fera savoir au cerveau. Pour rappel, les intestins communiquent notamment avec le cerveau (et inversement) via les neurones du système nerveux entérique ou le nerf vague. Le Dr Stéphane Gayet rappelle en outre que le microbiote intestinal produit des molécules pouvant agir sur nos cellules endocrines (hormonales) de l’intestin, à l’origine de la sécrétion de neuropeptides – des protéines actives sur les cellules nerveuses. La communication entre les intestins et le cerveau n’est donc pas à négliger.

Il semblerait ici que l’axe intestin-cerveau soit efficace : les chercheurs ont constaté que les sujets ayant mangé un mélange à base d’ail cru avaient des niveau plus élevés d’expression du gène BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), gène impliqué dans le fonctionnement et la consolidation de la mémoire. Ce gène serait en partie lié au déclin des fonctions cognitives, aussi une supplémentation en ail et donc en sulfure d’allyle permettrait-elle de prévenir ce déclin.

Ne sous-estimez plus l’axe microbiote-intestin-cerveau !

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Sources

ScienceDaily,
INRA, « Le microbiote intestinal: une composante santé qui évolue avec l’âge »,
Le Quotidien du Médecin,
Atlantico.

LQDP

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