Mangez moins gras, faites 10 000 pas par jour, arrêtez le sucre… nous connaissons toutes ces recommandations de santé publique… que nous n’appliquons pas toujours. (Surtout en ce moment, n’est-ce-pas ?)
Et bien, en voici une dernière, de circonstance, qui pourrait prêter à sourire si elle n’était pas scientifiquement prouvée : croire en Dieu. Oui, vous avez bien lu, avoir la foi est bon pour la santé.

La foi, le nouveau remède sans ordonnance

Je ne pensais qu’un jour j’affirmerai qu’avoir la foi maintient en meilleure santé. Et pourtant ! De nombreuses études scientifiques prouvent, en effet, que les croyants (indifféremment des cinq grandes doctrines : catholicisme, protestantisme, judaïsme, islam et bouddhisme) se portent mieux que les athées.

Entre 1977 et 1999, une vaste méta-analyse menée par la Duke University, en Caroline du Nord, a ainsi montré que les personnes pieuses vivent en moyenne 29% plus longtemps que les autres. Les croyants ont moins de soucis médicaux, guérissent parfois plus vite et ont une espérance de vie plus longue.

« L’effet positif sur la santé mentale est désormais bien documenté », fait remarquer Philippe Huguelet, professeur de psychiatrie à l’Université de Genève. Des travaux recoupant les données de 850 études internationales ont effectivement permis de constater, chez les personnes religieuses, une prévalence plus basse aux troubles dépressifs et anxieux, de même qu’un taux de suicide plus faible. »

Non, ça n’a rien d’un miracle !

Pierre-Yves Brandt, professeur en psychologie des religions à l’Université de Lausanne explique : « La religion peut revêtir une dimension psychosociale très importante lorsque la personne se sent intégrée dans une communauté. Non seulement le fait de fréquenter un groupe permet d’éviter les effets négatifs de la solitude sur la santé mentale, mais la certitude qu’il existe un être ou une puissance supérieure à notre écoute permet aussi d’entretenir un lien affectif et émotionnel de proximité. Cette conduite d’attachement tend à apaiser lorsqu’on se sent stressé, menacé. Tout le monde peut remarquer que l’expérience subjective de la douleur est déjà améliorée quand quelqu’un s’occupe de nous. »

Comprendre et apprivoiser la douleur

Ainsi, la foi permet de faire face à la souffrance ou aux difficultés. Baptisé le
« coping religieux », il permet, en général, une meilleure résilience aux malheurs de leur vie.

Mallory Schneuwly Purdie, sociologue des religions à l’Université de Fribourg ajoute : « On voit que les gens allant vers de nouvelles démarches religieuses tiennent à ces règles et principes, et investissent tout ce qui a trait à la pratique. Ils trouvent sûrement un avantage à pouvoir se reposer ainsi sur des bases solides, à rencontrer une certaine sérénité. C’est intéressant dans notre époque agitée et son contexte de stress. »

Une étude menée à l’Université américaine de Pittsburgh démontre, par exemple, que la méditation favorise une plus grande tolérance à la douleur et restaure la forme physique chez les personnes atteintes notamment de lombalgie. Une étude québécoise révèle, par ailleurs, que les adeptes de la méditation ont 14% de frais de santé en moins que les autres.

Alors, si vous hésitez à fêter votre prophète (Hanouka…) ou à vous rendre, par exemple ce soir, à la messe de Noël, peut-être avez-vous la réponse.

 

LQDP