Noyé(e) dans l’océan d’informations nutritionnelles qui vous entoure ? Une alimentation saine, variée, équilibrée qui allie aussi bien-être et plaisir vous semble une utopie ? La pyramide alimentaire à votre rescousse !

La pyramide alimentaire : une représentation simplifiée

En effet, les informations contradictoires (voire fausses) qui sont disponibles en ligne ou dans les journaux ne nous aident pas à y voir clair ! C’est pourtant un sujet essentiel, pour ne pas dire le point de départ d’une vie pleine de bonne énergie.

Ainsi, la pyramide alimentaire, outil au demeurant très simple, va permettre non seulement de se repérer mais aussi de nous aider à construire les bases d’une alimentation variée et équilibrée.

Pour mémoire : notre alimentation fournit à notre corps l’énergie et les substances dont il a besoin pour se développer, se renouveler, se soigner… Elle influe également sur notre bien-être physique et mental.

De plus, il est clair que des repas savoureux offrent une parenthèse de plaisir, une pause dans sa journée de travail par exemple et/ou « l’alibi » de contacts sociaux. Et oui, la notion d’alimentation variée et équilibrée va bien au-delà d’une assiette équilibrée !

À vos tabliers ! C’est parti pour un déjeuner ou un dîner équilibré

La pyramide alimentaire : ses principes de base

La pyramide alimentaire symbolise une alimentation variée et équilibrée. Vous l’avez forcément déjà aperçue ! Soit dans la salle d’attente de votre médecin généraliste, soit à la pharmacie, soit dans une infirmerie. Ça ne vous parle pas ? LQDP la détaille pour vous.

La pyramide alimentaire

À la base de la pyramide se situent les familles d’aliments indispensables et nécessaires en grande quantité.

Au sommet de la pyramide, au contraire, se retrouvent les familles d’aliments que l’on pourrait qualifier de « non indispensables » à notre organisme. Attention, je n’ai pas dit « interdits » ! Il est tout à fait possible, en effet, de les intégrer dans une alimentation équilibrée.

Elle est composée de 7 groupes alimentaires à consommer au quotidien.
De bas en haut :
– boissons,
– fruits et légumes
– céréales, pains, féculents,
– poissons, oeufs, viandes
– produits laitiers
– matières grasses
– produits sucrés

Et, force est de constater que la méthode des interdictions n’est pas efficace ! Il est beaucoup plus judicieux et intéressant d’apprendre à intégrer nos aliments plaisir dans notre alimentation au quotidien.

La restriction cognitive génère une frustration bien plus calorique qu’une assiette de frites !

Les diététiciens/diététiciennes ne sont pas des monstres ! Eux aussi ont des petits plaisirs alimentaires sucrés ou salés (ou les deux) !

La pyramide alimentaire : un outil en pleine mutation

La première représentation visuelle des recommandations nutritionnelles apparaît en Suède, en 1974. Son but : aider à composer des repas équilibrés à moindre coût.

Le concept est ensuite repris dans de nombreux pays : Japon, Danemark, Sri Lanka, États-Unis, Canada… qui l’adapte à leurs propres recommandations nutritionnelles.

Prenons l’exemple de la Belgique et de la France,

En Belgique :

La pyramide alimentaire belge vient de bénéficier d’une mise à jour aux évolutions majeures. Explications.

La pyramide alimentaire belge

La pyramide alimentaire belge

– Changement d’étage pour les fruits et les légumes 
En effet, ils gagnent en importance en descendant d’un étage. Cette famille d’aliments était auparavant au coude à coude avec la famille des féculents car les quantités recommandées étaient assez proches.
Dorénavant, l’OMS conseille une consommation de 400 à 800 g de fruits et légumes par jour, quantité largement supérieure à celle conseillée pour les féculents.
De plus, à partir de maintenant, les féculents et les légumes secs sont deux familles distinctes dans la pyramide alimentaire.

–Les fruits oléagineux au sommet de la pyramide
Et oui, les fruits oléagineux ont rejoint les matières grasses, les produits sucrés et les boissons alcoolisées au top de la pyramide. En effet, même s’ils apportent des graisses de bonne qualité, ils doivent être consommés avec modération.
Ainsi, en les plaçant au sommet, le message envoyé est qu’il faut contrôler leur apport tout en prenant en compte les autres graisses visibles consommées sur la journée.

– Une place aux alternatives végétales 
La famille « produits laitiers », historiquement présente, s’agrandit ! Avec les alternatives végétales, enrichies en calcium.

– Une place pour l’activité physique
L’activité physique, associée à une alimentation équilibrée, est essentielle pour un mode de vie sain. Celle-ci a donc été rajoutée dans la pyramide alimentaire afin de rappeler son importance au quotidien.

La France n’est pas en reste !

Depuis janvier 2017, l’ANSES a actualisé les recommandations nutritionnelles. Comme chez nos cousins belges, les nouveaux repères du PNNS portent sur les différents groupes d’aliments et sur l’activité physique.

Ainsi, nos groupes alimentaire ont également été réorganisé.  Ils sont maintenant au nombre de 9. Voici les changements les plus significatifs :
Le divorce entre les légumes secs et les féculents a été signé. Les légumineuses font l’objet d’un nouveau groupe alimentaire. 

L’eau est la seule boisson indispensable à l’organisme. Elle est désormais séparée des autres boissons (boissons sucrées, alcools).

Les jus de fruits n’appartiennent plus au groupe des fruits. Ils rejoignent le clan des boissons sucrées. Les boissons sucrées font l’objet d’un nouveau groupe alimentaire. 

Cette pyramide n’est que la partie visible de l’iceberg ! Dans la partie immergée, seulement accessible par les professionnels de santé, il est question de niveaux de consommation avec des aliments « à favoriser », « tolérer », « à l’occasion ».
Mais cela, on vous l’épargne, on ne va pas rendre l’alimentation équilibrée et variée plus difficile qu’elle ne l’est !

Sources

L’ANSES actualise les recommandations nutritionnelles pour la population française.
Naissance de la pyramide alimentaire, Alimentarium.
La pyramide alimentaire, mangerbouger.be.
Téléchargez la pyramide alimentaire, Food in action.
Les critères de la pyramide alimentaire, Food in action.

Amandine BONNET