Quand les reins n’arrivent plus à filtrer les toxines de l’organisme et l’excès d’eau, la dialyse prend le relais. Si la dialyse reste contraignante en termes de fréquence et de durée, elle permet de maintenir une qualité de vie satisfaisante, de rester actif et de partir en week-end.

Dans quels cas fait-on une dialyse ?

En cas d’insuffisance rénale chronique jugée au stade terminal c’est-à-dire lorsque le rein fonctionne à moins de 15 % de sa fonction normale. Le but est d’éviter les complications graves comme l’œdème aigu du poumon et de prolonger l’espérance de vie. 

Deux techniques de dialyse existent : la dialyse péritonéale, souvent pratiquée au domicile des patients et l’hémodialyse qui a lieu, en général, au sein d’un centre ou d’un hôpital. Les deux techniques se valent sur le plan médical. Le choix est fait par le patient en sachant que le passage d’une technique à l’autre est possible.

Pour bien comprendre ce qu’est l’insuffisance rénale chronique :

L’insuffisance rénale chronique

Comment fonctionne la dialyse péritonéale ?

La dialyse permet des échanges entre le sang et un liquide dénommé dialysat, à l’intérieur du corps. Un cathéter, souple et permanent, est placé par voie chirurgicale dans le péritoine (membrane qui entoure les intestins), c’est pourquoi parle-t-on de dialyse péritonéale.

La dialyse se passe en trois temps :

  • l’infusion du dialysat 
  • la stagnation intra-abdominale du liquide (ou stase)  
  • la vidange du dialysat après drainage.

La dialyse peut se faire soit via une machine appelée cycleur, soit manuellement grâce à deux poches fixées à un pied à perfusion, le liquide infusé (entrant) et celui drainé (sortant).

La dialyse péritonéale peut se faire à domicile une fois le cathéter posé. Le patient suit en amont une formation de plusieurs jours pour être autonome. Un proche peut également suivre cette formation pour assister le patient.

La dialyse péritonéale est quotidienne. Elle peut se faire :

  • la nuit de façon automatisée, grâce à un cycleur. La personne peut ainsi rester active la journée. 
  • en journée, manuellement. Cette méthode est plus contraignante car elle a lieu quatre fois par jour mais elle est jugée plus douce pour les personnes âgées. Un infirmier libéral peut assister les patients dans sa mise en œuvre. 

Dans les deux cas, c’est l’établissement de santé qui prend en charge le patient qui installe à son domicile l’équipement nécessaire (dialyse automatisée ou manuelle). Le patient reçoit directement les poches de dialysât à son domicile. En cas de départ en vacances ou en week-end les poches et le cycleur sont facilement transportables dans une valise.

Pour aller plus loin :

Insuffisance rénale : Pourquoi ? Comment ?

Comment se déroule une hémodialyse ? 

En hémodialyse, les échanges entre le sang et le dialysat se font à travers un filtre artificiel nommé dialyseur. Elle nécessite une machine appelée générateur reliée au patient via une fistule installée à l’avant-bras. La fistule raccorde une artère et une veine. Si une fistule naturelle ne peut être créée (par voie chirurgicale), les médecins introduisent un tube artificiel entre l’artère et la veine. 

L’hémodialyse est longue : il faut compter au minimum 4 heures, trois fois par semaine. Heureusement, elle est indolore et le patient peut lire ou écouter de la musique. 

Quelles sont complications possibles liées à la dialyse ?

En dialyse péritonéale, l’infection du liquide de dialyse péritonéale et la perte d’efficacité du péritoine sont les deux complications les plus fréquentes. En hémodialyse, si le risque infectieux est rare mais existant, les patients témoignent surtout de crampes et de la baisse de leur tension artérielle.

Quelques conseils nutritionnels :

Insuffisance rénale : les 5 règles alimentaires.

Source :

« Information des patients : la dialyse », Société Francophone de Néphrologie Dialyse et Transplantation. 

Vanessa Pageot