Du plastique dans notre estomac

Du plastique dans notre estomac… LQDP vous dit bon appétit !

Le dernier rapport du WWF (World Wildlife Fund) fait froid dans le dos : oui nous ingérons du plastique au quotidien, et jusqu’à 5 grammes de plastique chaque semaine, soit l’équivalent d’une carte de crédit.  Quelles conséquences sur l’organisme ? Et de quoi faut-il se méfier ? Décryptage.

Du plastique dans notre estomac… pas vraiment une surprise !

Si vous l’ignoriez encore, nous sommes depuis longtemps confrontés quotidiennement aux micro-particuliers de plastique. Mais l’étude menée par l’Université de Newcastle pour le WWF a complilé 50 études menées sur l’ingestion humaine de plastique et « fournit pour la première fois un calcul précis des taux d’ingestion » souligne Thava Palanisami, professeur à l’Université de Newcastle. En effet, l’étude a révélé qu’une personne pouvait ingérer jusqu’à 100 000 micro-pièces de plastique par an, soit 5 grammes de plastique par semaine, près de 21 grammes par mois et donc 250 grammes à l’année !

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Mais d’où proviennent ces micro-particules de plastique ? De l’eau bien sûr, notamment si elle est consommée en bouteille. Viennent ensuite, et c’est une surprise, les fruits de mer, la bière ou encore le sel. Il s’agit là d’un autre signal d’alarme à l’égard de la pollution causée par l’Homme : outre la catastrophe écologique que cela représente, il est aujourd’hui question de potentielles conséquences sur notre santé. Le directeur général du WWF International est lui-même inquiet : « les plastiques ne polluent pas juste nos rivières et océans, ils ne tuent pas seulement la vie marine, mais ils sont en chacun d’entre nous. » Espérons que la santé de l’Homme sera davantage prise en considération que celle de la faune et de la flore…

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Ingestion de plastique : quelles conséquences sur la santé ?

Les conséquences exactes sur l’organisme d’ingestion de plastique sont encore floues. Mais nombreuses sont les recherches en cours sur les dangers liés au plastique, comme c’est le cas de Jean-Baptise Fini, chercheur au CNRS. Ce dernier a en effet étudié l’impact du plastique sur les hormones thyroïdiennes du têtard, également présentes chez l’homme et a révélé à France Info que « certains plastiques perturbaient le bon fonctionnement des hormones thyroïdiennes, qui ont un rôle clé dans le développement du cerveau chez l’homme. » Une nouvelle fois, les conséquences sur le long terme du fonctionnement desdites hormones n’est pas véritablement connu, Jean-Baptise Fini déroule une impressionnante liste : « on pourrait envisager une augmentations de certains types de cancers, une augmentation de maladies neuro-développementales comme la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer. C’est pour l’instant la grande inconnue. »


Pollution de l’air : quelles conséquences sur notre santé ?

Sources

WWF,
Le Figaro,
France info.