Vous vous flattiez d'avoir hérité des traits de votre père ? Vous le remercierez moins après 2 minutes de lecture !

Nous savions déjà le lien étroit existant en problèmes de poids et patrimoine génétique. Une étude révèle aujourd’hui que notre patrimoine génétique influence également le développement des graisses. Et pour la mauvaise graisse : merci papa !

Les graisses : merci maman, merci papa…

À celles et ceux qui l’ignorent, il existe deux sortes de graisse :
La graisse brune, considérée comme la « bonne » graisse permettant de brûler les calories afin de produire la chaleur, en transformant les lipides et le glucose. Pour briller en société, sachez qu’on nomme ce phénomène thermogénèse.
La graisse blanche, la « mauvaise » graisse, en charge du stockage. En effet, elle constitue un réservoir d’énergie pour l’organisme, ce dernier pouvant utiliser ladite énergie en cas d’effort physique conséquent ou de jeûne. Si vous possédez trop de graisse blanche, ou tissu adipeux blanc, votre métabolisme sera perturbé.

Une récente étude danoise s’est interrogée sur l’origine de ces graisses. Nul doute possible à la suite de ladite étude : le tissu adipeux blanc est un héritage du père ! A contrario, le tissu adipeux brun, la « bonne » graisse, correspond à un cadeau génétique de la mère.

Et le développement du tissu adipeux blanc serait en grande partie responsable de maladies métaboliques pendant que le tissu adipeux brun a lui un effet protecteur contre l’obésité.

Réduire l’absorption des graisses plus facilement, vous en avez rêvé ? Des chercheurs l’ont fait !

Le gène H19, permettant le maintien à distance du surpoids

La même étude danoise a en outre identifié une fonction du gène H19. Grâce à des études menées in vivo et in vitro, l’équipe de recherche a découvert que le gène H19 avait un effet particulièrement protecteur sur le développement du surpoids. Il pourrait de fait prévenir le développement de maladies en lien avec le surpoids et/ou l’obésité (diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires). Chez les souris où le gène H19 est surexprimé, les risques d’obésité et de résistance à l’insuline sont limités.

Identifier la fonction de ce gène est d’autant plus intéressante que ce dernier est monoallélique : on hérite du gène H19 exclusivement de notre mère, ou de notre père. Le champ des possibles semble s’élargir un peu plus dans la recherche de traitement contre l’obésité. En attendant priez pour que votre gène H19 provienne de votre maman adorée.

Sources

– Elena Schmidt et al., « LincRNA H19 protects from dietary obesity by constraining expression of monoallelic genes in brown fat », Nature Communications, septembre 2018, vol. 9,
Santé log.

LQDP