Prendre soin du microbiote et du cerveau

Une vraie bonne résolution ? Prendre soin du microbiote… et du cerveau !

Ce n’est plus à prouver : notre intestin et notre cerveau sont étroitement liés. Nos bactéries intestinales ont un impact sur notre comportement, sur nos émotions. Alors cette année, on tâche de prendre soin de son microbiote et de son cerveau !

L’axe intestin-cerveau

Il faut d’abord comprendre que le dialogue intestin-cerveau est possible grâce à 4 voies :
sanguine : les bactéries intestinales synthétisent les métabolites (ou molécules) qui atteignent la circulation sanguine pour ensuite agir sur l’ensemble de l’organisme.
immunitaire : les métabolites activent nos cellules immunitaires qui créent des cytokines (des molécules). Ces dernières agissent sur le cerveau et sont en cause dans la réponse immunitaire, ou l’inflammation.
endocrinienne : les cellules endocrines, une fois activées par les métabolites, produisent des neuropeptides (des hormones) qui agissent sur le cerveau en modifiant l’activité des neurones.
nerveuse : les 200 millions de neurones connectés à notre intestin, quand ils sont stimulés par nos métabolites, activent le nerf vague jusqu’au cerveau. En effet, le nerf vague constitue le principal canal d’information entre notre cerveau et notre tube digestif.

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Vous l’aurez compris, l’axe intestin-cerveau est une véritable autoroute empruntée chaque jour par de nombreux usagers. Il est donc impératif de prendre soin de son intestin, et de son microbiote intestinal, pour un cerveau en pleine forme.

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Les 5 bonnes résolutions pour prendre soin du microbiote et du cerveau

1 – Délaisser les graisses animales

Les aliments riches en graisses animales sont impliqués dans la dysbiose du microbiote. Ils augmentent en effet la part de deux familles de bactéries : les Bacteroides et les Firmicutes. Ces dernières produisent des métabolites en cause dans l’inflammation locale et une perte de sensibilité du nerf vague face aux signaux de satiété envoyés au cerveau. Conséquence ? Un appétit qui n’est plus régulé.


2 – Faire l’impasse sur les additifs

Les édulcorants, émulsifiants et autres merveilles industrielles favorisent la prolifération des Bacteroides et des Clostridiales, productrices de métabolites favorisant la résistance à l’insuline. Les émulsifiants sont d’ailleurs en cause dans l’inflammation intestinale et les signaux de satiété transmis au cerveau.

3 – Manger sans stress

Prendre son repas dans un état émotionnel particulier comme le stress, la colère ou la tristesse réduirait la diversité des bactéries intestinales car attaquées par les acides de l’estomac. Aussi la paroi intestinale est-elle plus poreuse et donc plus soumise à l’inflammation. Un état émotionnel négatif va également nous inciter à nous réconforter grâce à la nourriture, et donc à consommer plus de gras et de sucre.

4 – Arrêter de grignoter

Après les fêtes, vos placards débordent de chocolat. S’il est tentant d’ouvrir le maudit placard, les grignotages à répétition ne font du bien ni à votre microbiote, ni à votre cerveau. Par contre, si vous faites l’impasse sur le grignotage, votre système nerveux intestinal des métabolites nuisibles. Le nerf vague (encore lui) pourra ainsi retrouver sa sensibilité aux signaux de satiété.

5 – Faire du sport

Nous l’avons déjà souligné, la pratique d’une activité physique régulière fait le plus grand bien à votre microbiote. Mais le sport ne fait pas seulement du bien à votre flore intestinale : en diminuant le niveau de stress, il augmente la tonicité du système parasympathique (le nerf vague), favorisant de fait les échanges entre intestin et cerveau.

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Sources

INRA,
Sciences et Avenir,
Sciences et Avenir.

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