On sait désormais « qu’il existe une relation de causalité entre l’appauvrissement du microbiote et la survenue de certaines maladies métaboliques, telles que le diabète et l’obésité ». On sait aussi qu’en changeant de régime alimentaire, on peut enrichir son microbiote. Doit-on privilégier un aliment plutôt qu’un autre ?

Et si c’était les fibres ?

Selon une étude de l’INRA, réalisée en collaboration avec le Centre de recherche en nutrition humaine Rhône-Alpes, la richesse du microbiote varie en fonction de votre alimentation. Ce qui signifie que plus votre alimentation est variée et riche en fibres, plus votre microbiote est riche en bactéries.

Pour ceux qui mangent peu de fibres, pas de panique ! Votre microbiote peut s’enrichir en bactéries si vous consommez davantage de fibres. En revanche, s’il a habituellement suffisamment de bactéries, il reste stable même si vous changez de régime alimentaire pendant 8 semaines.

Les LPG sont des macronutriments. Ça vous fait une belle jambe ? Et si on vous dit : lipides, protides et glucides, la base de notre alimentation, c’est plus clair ?

Des conséquences sur les maladies chroniques

Cette étude pourrait changer notre façon de traiter certaines maladies chroniques comme le diabète et le cholestérol. En effet, lorsqu’on permet durant six semaines « un enrichissement du microbiote intestinal chez certains patients obèses – à qui était prescrit un régime hypocalorique enrichi en protéines et fibres -, on observe la diminution de certains paramètres délétères, tels que l’excès de cholestérol ou de graisses (triglycérides) ».

On peut donc supposer que ces maladies sont liées à un appauvrissement du microbiote. Dans ce cas, surveillons notre microbiote ! Et, selon les résultats, varions notre régime alimentaire. Il faut néanmoins souligner que, pour l’instant, une analyse de microbiote est coûteuse et peu répandue.

L’analyse de son microbiote : où, combien, pourquoi ?

Epargnez votre mucus !

Et ce n’est pas tout ! En cas de manque de fibres, les bactéries de notre microbiote vont s’attaquer au « mucus qui tapisse notre épithélium – la barrière de cellules qui isole l’intestin de l’organisme ». Ce mucus est composé de glyco-protéines,  qui leur fournissent de l’énergie.

Le problème, c’est qu’en le grignotant, les bactéries diminuent « l’étanchéité » de l’épithélium. Ainsi, elles peuvent compromettre les défenses naturelles et ouvrir la voie à des agents pathogènes. La solution ? Consommer suffisamment de fibres afin de retrouver une situation normale… Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Sources INRA

 

Léa Coulanges