Le diabète de type 1 est également appelé diabète insulino-dépendant (ou diabète maigre ou anciennement appelé diabète juvénile). Il s’agit d’un état d’hyperglycémie chronique en rapport avec une insuffisance absolue d’insuline. Cela représente 10 à 15 % de l’ensemble des diabètes.

Origines et conséquences du diabète de type 1

Il survient chez un sujet jeune ayant une glycémie supérieure à 1.26 g/L (7 mmol/L). Entre 1.1 et 1.26 g/L, on parle d’intolérance au glucose.

Les 3 grandes causes principales :

– génétiques,
– virales (virus des oreillons, de la rubéole…)
– liées à des traitements médicamenteux (corticoïdes).

Les complications sont multiples :

– acidocétose (haleine particulière, difficulté respiratoire, troubles de la conscience),
– coma hypoglycémique,
– complications infectieuses,
– amaigrissement.
Il existe également des risques de troubles au niveau oculaire, rénal ainsi que des risques d’athérosclérose.

De plus, le manque d’insuline nécessite une insulinothérapie afin de régulariser au mieux la glycémie. Il existe ainsi plusieurs types d’insuline. Les injections d’insuline seront donc différentes selon celles que vous utilisez.

5 grandes règles à retenir lors des repas au quotidien

L’alimentation a pour objectif de maintenir une glycémie “normale” et de retarder les complications. Voici 5 recommandations générales à  mémoriser au fil des semaines :

1 – Tout d’abord, vous devez répartir les apports en glucides, contrôlés en quantité et en qualité, selon l’insulinothérapie choisie. Il est donc nécessaire de bien connaître votre dose d’insuline injectée, le type d’insuline pour pouvoir calculer votre apport en glucide au cours des repas. N’hésitez pas à demander conseil si besoin.

2 – Ensuite, faites attention à votre rythme de repas. Adaptez votre structure de repas selon la localisation de l’ingestion d’insuline (dos, fesse, bras, cuisse). La résorption d’insuline sera plus ou moins lente selon la localisation. Il ne fait pas sauter pas de repas.

3 – Veillez à bien maîtriser les équivalence en glucide pour les aliments ! C’est un peu fastidieux au début, mais à long terme, il n’y aura plus de problème. Ainsi, par exemple :
– 100 g de fruits apportent 5 g de glucides
– 2 yaourts nature en apportent 10 g
– 1 fruit moyen apporte 15 à 20 g de glucides

4 – Par ailleurs, mangez trois repas principaux équilibrés, avec éventuellement une collation. Le déjeuner ainsi que le dîner sont composés d’une portion de viande/poisson/oeuf, de légumes, de céréales + un produit laitier éventuellement et un fruit).

5 — Enfin, si vous prenez une collation,  celle-ci doit contenir un sucre lent (du pain par exemple). De plus, vous devez prendre ces repas à heure régulière.

 5 conseils à mettre en œuvre le plus souvent possible

1 – Favorisez les aliments à index glycémique (IG) bas, et limitez fortement ceux à index glycémique élevé. L’index glycémique mesure la capacité d’un aliment glucidique donné à faire augmenter la glycémie (taux de glucose dans le sang) après son ingestion par rapport à un aliment glucidique de référence (glucose pur).

2 Limitez fortement l’apport de sucres à assimilation rapide (bonbons, confiseries).

3Ne consommez pas ces sucres pris, isolément. Vous devez les consommer au moment du repas. Leur apport ne doit pas excéder 5% de votre apport énergétique journalier. Préférez les édulcorants et, à terme, essayez de vous déshabituer des saveurs sucrées.

4 – Pensez à boire (environ 1,5 l d’eau par jour). Limitez vos apports en alcools riches en sucres (apéritif, liqueur) et surtout évitez de boire à jeûn.

5 – Diminuez les matières grasses. Limitez les matières grasses d’origine animale (graisses saturées dans les viandes grasses, les charcuteries, crème fraîche, fromages gras…) et privilégiez celles d’origine végétale (huiles). Mangez notamment des aliments riches en acides gras polyinsaturés (oméga 3) : poisson gras, huile de colza ou de noix, légumes à feuilles vertes.

 4 principes à appliquer dans son assiette

1 – Favorisez les fibres à chaque repas : des légumes aux repas principaux, consommez des graines oléagineuses (noix, noisettes amandes), des céréales complètes, des légumes secs.

2 – Favorisez l’apport de vitamine C pour limiter les risques infectieux : privilégiez les fruits et légumes sous forme crue.

3 Evitez les produits avec de l’édulcorant : leur intérêt reste médiocre.

4 – Adoptez des modes de cuisson sans matière grasse : vapeur, à l’étouffée, au court bouillon, au four, en papillote.

De fait, ces règles et conseils peuvent vous paraître fastidieux mais, en quelques mois, vous les aurez assimilés ! Accompagnez, peu à peu, cette alimentation équilibrée d’exercice physique. Puis, naturellement (ou pas), vous aurez envie d’arrêter de fumer…

Enfin, si vous êtes diabétiques, il est nécessaire de toujours avoir 15 g de sucre sur soi (3 morceaux de sucres, ou 150 ml de jus de fruits, 2 biscottes….) pour contrer d’éventuelles hypoglycémies.

Sources

Nutrition du bien portant, Bases nutritionnelles de la diététique, E. Fredot, Editions Tec et Doc, Lavoisier, 2007.
Nutrition clinique pratique chez l’adulte et l’enfant, J.L. Schlienger, Elsevier Masson, 2e Edition, 2014.
Dictionnaire pratique de diététique et de nutrition, M. Apfelbaum, L.Perlemuter, P. Nillus, C.Forrat, M. Begon, Masson, 1981.
http://www.afd.asso.fr

Raphaelle Santarelli, diététicienne WeCook

0 réponses à “Tout savoir sur le diabète de type 1”

  1. […] À découvrir : Connaître les origines et les conséquences du diabète de type 1. Et surtout, 15 règles à appliq…. […]

  2. […] quantification des glucides alimentaires, un calendrier, activité physique… Elle concerne les diabétiques de type 1 ou 2. – GlucoZor : application développée en partenariat avec une association de patients […]

  3. […] 2 – Ils protègent notre intestin des envahisseurs étrangers, mais informent et régulent également l’ensemble de notre système immunitaire. Ce dernier est devenu incontrôlable, et a provoqué une explosion des maladies auto-immunes comme les MICI ou encore le diabète de type 1. […]

  4. […] Le diabète de type 1 est une maladie complexe et hétérogène. « On s’interroge sur certains facteurs liés à l’environnement ou à l’épigénétique, qui pourraient expliquer l’augmentation de la prévalence du DT1, en particulier chez les jeunes enfants », explique le Pr Thivolet. Il précise d’ailleurs qu’ « avec cette cohorte, le but sera aussi de d’identifier l’effet des innovations thérapeutiques ». […]

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