7 ans, c'est le délai moyen d'attente pour le diagnostic de l'endométriose. Mais une découverte pourrait tout changer.

L’endométriose est une pathologie particulièrement répandue puisqu’elle touche près d’1 femme sur 10. Qu’il s’agisse du diagnostic ou de la prise en charge, d’énormes progrès sont attendus de la part de toutes ces femmes en souffrance. Un autre chiffre ? 7 ans, c’est le délai entre les premières plaintes et la pose d’un diagnostic. Mais tout est sur le point de changer.

Une étude qui redonne de l’espoir à toutes ces femmes qui souffrent d’endométriose

Des chercheurs du Feinstein Institut de New-York déclarent avoir mis un point une méthode expérimentale, non invasive et rapide afin de diagnostiquer l’endométriose. Afin de détecter cette pathologie, il leur suffirait de recueillir du sang menstruel lors des règles et de l’analyser. En effet, le sang menstruel des femmes souffrant d’endométriose aurait une composition différente des femmes non atteintes.

Dans l’espoir de ne plus attendre des années pour découvrir que l’on souffre d’endométriose

L’endométriose peut, pour le moment, être diagnostiquée grâce à une échographie endovaginale ou grâce à une IRM. Néanmoins, pour saisir l’étendue de la maladie et les lésions, une cœlioscopie est parfois nécessaire.

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Malheureusement, à l’heure à nous écrivons, il n’existe aucun test sanguin ni prélèvement biologique afin de diagnostiquer cette pathologie.

Des particularités au niveau du sang menstruel en cas d’endométriose

Les chercheurs du Feinstein Institut de New-York ont constaté que « les cellules souches contenues dans le sang menstruel des femmes atteintes d’endométriose sont très différentes de celles des femmes en bonne santé » signale le Dr Christine Metz, coauteur de l’étude. Lesdites cellules souches chez les personnes vivant avec cette pathologie présentent d’ailleurs une déficience de la décidualisation, un processus de différenciation qui prépare les cellules de l’utérus à l’implantation d’un embryon.

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De plus, le sang menstruel des personnes atteintes contient un nombre bien plus limité de cellules tueuses de l’utérus (uNK) que chez les personnes en bonne santé.
C’est à partir de ces observations qu’est développé un nouveau diagnostic non invasif.

Pour qu’enfin l’errance diagnostique cesse, et que les femmes puissent rapidement mettre un nom sur leurs maux.

Sources

– Feinstein Institute.
Le Quotidien du Médecin.

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