Si on voulait vraiment sauver la planète c'est la viande qui serait taxée, pas le carburant.

La France gronde depuis plusieurs semaines, la révolte est imminente. Excédés de voir le prix du carburant augmenter constamment, les Français appellent à une mobilisation de masse. Car oui, trop de taxes sont appliquées sur le carburant, taxe justifiées en partie par l’impact écologique. Mais saviez-vous que la viande contribue davantage au réchauffement climatique que le carburant ?

Votre bifteck responsable de la fonte des glaces ?

Aviez-vous conscience que l’élevage représente 14,5% des gaz à effet de serre ? On en parle peu mais la viande contribue davantage au réchauffement climatique que le secteur des transports. Pourtant, c’est bien le carburant qui est taxé, alors que pour des millions de Français, faire le plein de la voiture relève de l’impératif. Force est donc de constater qu’on ne peut se passer de carburant… mais de viande si !
Nous consommons plus de 80 kilos de viande par an et par personne. Il ne s’agit pas ici de dire que manger de la viande, c’est mal. De la viande en quantité raisonnée ne va pas nuire à notre santé. Mais si nous agrémentons chacun de nos repas d’un morceau de viande, les risques sur la santé sont bien présents : risques de maladies cardio-vasculaires, de maladies chroniques (diabète), de cancer du côlonUne étude signale même qu’une surconsommation de viande rouge augmenterait la mortalité.

La taxe sur la viande, une vraie bonne idée

3 000 000 d’animaux sont tués chaque jour dans les 265 abattoirs français de boucherie. En supposant que chaque abattoir tourne à plein régime 7 heures par jour, plus de 1 600 animaux sont en moyenne tués chaque heure dans un abattoir. Aussi, pourquoi l’Etat ne taxerait-il pas la viande ? L’instauration d’une taxe sur la viande issue des élevages les plus polluants et les moins respectueux du bien-être animal conduirait inéluctablement les industriels à augmenter leurs prix. Et les consommateurs étant très sensibles à la variable prix, ils se tourneraient vers d’autres voies de consommation. Ils se rendraient peut-être davantage chez le boucher du quartier qui connaît des mois difficiles. Ou mieux, ils chercheraient des alternatives à la viande comme les légumineuses, bourrées de protéines. Ces alternatives permettraient de diminuer les gaz à effet de serre, de vivre plus longtemps et plus sainement.

Mais tout ceci n’est qu’une utopie.

Doit-on continuer à manger de la viande ?

Jonathan Epaillard