Une étude, parue en janvier dans le New England Journal of Medicine, montre le lien existant entre les infections respiratoires aigües, en particulier la grippe, et la survenue d’infarctus du myocarde.

Grippe et infarctus : une étude étonnante…

Le Dr Jeffrey C. Kwong (Université de Toronto, Canada) et ses collègues ont comparé les données de santé de l’Etat de l’Ontario pour analyser les cas d’infections respiratoires attestées et identifiées par prélèvement et les hospitalisations urgentes liées à un infarctus du myocarde entre mai 2009 et mai 2014.

L’équipe canadienne a ensuite comparé l’incidence de survenue des infarctus pendant l’intervalle de risque, sept jours après avoir contracté la grippe, avec un intervalle de contrôle de 1 an avant et après.

…Mais bien utile !

Il apparaît que durant les sept jours suivant le test positif et bien sûr sans vaccination contre la grippe, le nombre des hospitalisations augmente nettement. Ainsi, sur 364 hospitalisations pour infarctus du myocarde, on en dénombre 20 par semaine pendant l’intervalle de risque, contre 3 admissions par semaine pendant l’intervalle de contrôle. Donc, sept jours après le test positif pour la grippe, les chances de faire un infarctus du myocarde sont 6 fois plus élevées ! Néanmoins, ce risque chute rapidement dès le jour 8 après le test positif.

Cette étude, qui en aura étonné plus d’un, semble démontrer la nécessité de se faire vacciner contre la grippe afin de prévenir les pathologies coronariennes chez les personnes à haut risque cardiovasculaire.

Sources

– Kwong J.C et al., « Acute Myocardial Infarction after Laboratory-Confirmed Influenza Infection« , The New England Journal of Medicine, n° 378 (4), janvier 2018, p. 345-353.

Léa Coulanges

Laisser un commentaire

Bienvenue
Inscrivez-vous à notre newsletter, afin de recevoir toutes vos actualités.