Prévenir le diabète gestationnel

Prévenir le diabète gestationnel : info ou intox ?

Le diabète gestationnel est souvent présenté aux futures mamans comme une épée de Damoclès suspendue au dessus de leur tête. Et afin d’éviter le coup fatal, le corps médical et paramédical recommande d’éviter une trop forte prise de poids (au cours de la grossesse) et/ou préconise la pratique d’une activité physique comme prévention au diabète gestationnel.
On pense alors – à tort ? – que ces mesures suffisent à éloigner le risque de diabète gestationnel.
Une nouvelle étude de la Lousiane State University jette aujourd’hui le doute sur ces recommandations faites aux femmes enceintes pour éviter l’apparition d’un diabète gestationnel. LQDP vous dit tout sur cette nouvelle étude !

Prévenir le diabète gestationnel

En France, le nombre de femmes développant un diabète gestationnel au cours de leur grossesse a tendance à être en augmentation. Actuellement, cette pathologie touche environ 7 % des femmes enceintes et peut entraîner des risques pour la maman mais aussi pour le bébé.
Risque de pré-éclampsie, d’HTA, d’œdème… pour la future maman et risque de macrosomie (= gros bébé) notamment pour le bébé.

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Tout savoir sur le diabète gestationnel

Malheureusement, toutes les femmes enceintes n’ont pas le même risque de développer un diabète gestationnel.

En effet, celles qui ont :
– un indice de masse corporelle supérieur à 25kg/m2 (dès qu’il y a surpoids, la prévalence passe à 11, 1% et en cas d’obésité, elle atteint 19,1%) ;
– des antécédents familiaux de diabète de type 2 ;
– des antécédents de macrosomie ;
ainsi que celles qui vivent une grossesse tardive (la prévalence grimpe à 14,2% après 35 ans) sont plus exposées que les autres au diabète gestationnel.


2012 : encore une étude qui confirme les recommandations…

Une étude d’intervention, basée sur la mise en place de règle diététiques d’équilibre alimentaire et de conseils sur l’activité physique, a permis de suivre des patientes qui présentaient un ou plusieurs facteurs de risque de diabète gestationnel.

Ces femmes ont reçu ces conseils nutritionnels et d’activité physique durant les 9 mois de grossesse. Il a été mis en évidence une diminution significative du risque de développer un diabète gestationnel chez les femmes suivies.

Des résultats encourageants, donc, mettant en évidence l’efficience de la prévention du diabète gestationnel grâce à un suivi alimentaire et la pratique d’une activité physique.
À l’époque, peu d’études avaient été déjà réalisées sur cette thématique.

Et depuis…

Déjà en 2016, des doutes commençaient à être émis… Plusieurs études entre 2016 et aujourd’hui ont été menées pour améliorer la prévention.
Les études portaient soit sur la mise en place d’un programme nutritionnel basé sur l’équilibre alimentaire, soit sur la mise en place d’un programme sportif, soit sur l’utilisation de compléments alimentaires.
Mais les résultats n’étaient pas très probants, le comportement des patientes n’étant pas très conciliant…

Une nouvelle étude sème encore plus le doute

Une nouvelle étude menée par le Pennington Biomedical Research Center de La Louisiana State University émet alors des doutes sur la pertinence des recommandations tant alimentaires que sur l’activité physique.

En effet, « pendant la grossesse, le bilan énergétique – les calories consommées par rapport aux calories brûlées – pourrait ne pas déterminer le développement du diabète gestationnel ».
Ainsi, il n’existerait pas un diabète gestationnel mais plusieurs types de diabète gestationnel qui justifieraient des approches différentes en matière de prévention.

5 000 femmes enceintes ont ainsi participé à des essais cliniques visant à limiter leur prise de poids via des conseils nutritionnels et la pratique du sport. Malgré le contrôle de leur prise de poids et les efforts entrepris, elles ont développé un diabète gestationnel au même rythme que celles qui n’avaient pas eu de conseils et subi de contrôle.

Cela ne veut pas dire que la prise de poids doit être libre lors de la grossesse et qu’il faut envoyer balader les recommandations ! Il faut prendre en considération les facteurs de risques personnels de chaque femme et essayer de mieux comprendre la façon dont le diabète gestationnel se développe chez les femmes ! Ni info, ni intox : affaire encore à suivre donc…

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Sources 

Fédération française des diabétiques, Le diabète gestationnel
Pourquoi Docteur, Diabète gestationnel : faire du sport et limiter sa prise de poids n’est pas suffisant
Université de Lorraine, thèse «Prévention du diabète gestationnel par des mesures hygiéno-diététiques dans une population de patientes à risque »

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