Suite à vos nombreuses réactions, LQDP a décider de contacter Gwenaël Jan, directeur de recherche à l’INRA-Agrocampus Ouest Rennes. Membre de l’unité de recherche « Science et Technologie du Lait et de l’Oeuf », il a étudié les trois souches de bactéries du fromage permettant de réduire les marqueurs d’inflammation.

L’emmental à la une

Alors que cette information fait la une de tous les médias, LQDP s’est rapproché de Gwenaël Jan. Il précise que ces résultats expérimentaux « ont été très largement exagérés », et qu’il a été « choqué » par les différents articles qu’il a pu consulter.

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Le directeur de recherche nous a d’ailleurs informés qu’il n’avait jamais parlé de la maladie de Crohn. Et il se voit « navré des faux espoirs que cela peut engendre chez des patients ».

Mais il y a bien eu une étude sur des souris de laboratoire atteintes de colites. Puis sur un nombre restreints de patients. Ladite étude ne permet néanmoins pas de conclure sur les effets prétendument miraculeux du fromage. Cette étude, Gwenaël Jan le rappelle, aborde « l’acceptabilité du produit ainsi que son impact sur le microbiote intestinal humain. »

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Ainsi, s’il est bien question de fromage et de microbiote intestinal, « les perspectives, à très long terme, sont des aliments fermentés aux propriétés anti-inflammatoires reconnues ». Et ce, dans le cadre d’une alimentation personnalisée, « en complément des traitements habituels qui s’imposent. »

LQDP