Lors des États Généraux de l'alimentation, Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, a formulé 23 propositions afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Alors que le projet de loi relatif à l'alimentation se peaufine, que reste-t-il de ces propositions ?

LQDP : M. Garot, vous vous attaquez au gaspillage alimentaire dans la restauration collective. Avez-vous été entendu ?

« Oui, la loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire dans les supermarchés devrait être étendue à la restauration collective. Le projet de loi sera présenté fin janvier au Parlement. »

Cette loi de 2016, rappelons-le, interdit notamment aux supermarchés de détruire de la nourriture encore consommable et les oblige à la redistribution auprès d’associations. Un travail de longue haleine néanmoins car la redistribution de denrées alimentaires « ne peut se faire auprès de toutes les associations. Seules les associations volontaires disposant des capacités à organiser une restauration ou une redistribution seront concernées. Et les prescriptions sanitaires devront être scrupuleusement respectées. » Toujours est-il qu’un sensible progrès est à venir !

DIETIS
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LQDP : Quelles autres propositions des États Généraux de l’Alimentation font partie du projet de loi sur l’alimentation ?

« Un diagnostic anti-gaspillage alimentaire dans la restauration collective sera mis en place, nous permettant ainsi de saisir le problème en amont. Une obligation pour les entreprises de lutter contre le gaspillage alimentaire dans le cadre de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) fait également partie du projet de loi. Ces dispositions doivent pouvoir être applicables très rapidement. »

LQDP : Edouard Philippe, dans son discours de clôture aux États Généraux de l’Alimentation, a mentionné la mise en place d’un doggy-bag dans les restaurants. Proposition ne faisant pas partie de celles de votre atelier. D’où provient-elle ?

« C’est surprenant en effet ! Il s’agit d’une question récurrente, le doggy-bag ne faisant pas partie des 23 propositions de mon atelier mais d’un rapport qui a été écrit en 2015. Vérifions d’abord qu’une disposition concernant le doggy bag relève du domaine de la loi… ». 


Jonathan Epaillard

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