Le stress est réputé comme ayant un impact sur notre physiologie. Il est d’ailleurs connu pour être un facteur aggravant dans de nombreuses maladies, telles que le diabète, l’asthme, le syndrome de l’intestin irritable, comme dans le cas de troubles psychologiques (dépression, anxiété).
Des études ont déjà montré un lien entre notre état psychologique et le microbiote, ce dernier étant modifié dans les troubles de la sphère autistique.

Une nouvelle étude sur le microbiote intestinal et le stress social

Des chercheurs ont étudié l’impact du stress social sur le microbiote. Il correspond à l’influence exercée par une ou plusieurs personnes sur un groupe. Comme face à toute situation considérée comme « agressive » par notre organisme, le stress permet alors à celui-ci de retrouver un état d’équilibre.

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont réuni des hamsters dans une même cage. Spontanément, des relations de dominés/dominants ont vu le jour au sein des duos. Les chercheurs ont alors observé la composition du microbiote intestinal des animaux : avant et après la situation d’angoisse sociale, après plusieurs répétitions, et enfin chez des animaux non soumis à ce stress.

Les chercheurs ont alors observé une modification du microbiote intestinal suite à cette angoisse sociale, aussi bien chez les dominés que chez les dominants. Cette modification était par ailleurs plus importante lorsque le stress était répété. Ils ont également observé que les différences entre les individus en amont de l’expérimentation pouvaient prédire leur réponse au stress. Et donc ici leur comportement de dominé ou de dominant.

En perspective…

Cette recherche met une fois de plus en avant le lien entre notre cerveau, et donc notre comportement, et notre microbiote intestinal. Même si les connexions entre ces deux « organes » connus, la façon dont l’un a un impact sur l’autre et les conséquences au niveau de notre organisme et notre comportement doivent encore être éclaircies.

Ces données nous orientent un peu plus vers l’idée d’aborder les troubles psychologiques au travers du microbiote intestinal.

Sources

– Partrick KA et al., « Acute and repeated exposure to social stress reduces gut microbiota diversity in Syrian hamsters », Behav Brain Res., Juin 2018, 1 (345), p. 39-48.
Neuroscience.gsu.
Stress.eu.
Santé log.

Béatrice Février