Avez-vous connaissance du nombre de cancers diagnostiqués en France tous les ans et des tumeurs les plus meurtrières ?

L’institut national du Cancer (INCa) dresse, dans son bilan 2017, un état des lieux des chiffres du cancer en France. Et deux points sont à souligner : un recours non suffisant au test de dépistage du cancer colorectal ainsi qu’un défaut de connaissance quant à l’impact de la consommation d’alcool sur les risque de cancer.

Les chiffres du cancer en France

En 2017, 400 000 nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués en France métropolitaine. Chez l’homme, les cancers les plus répandus sont le cancer de la prostate (48 427 nouveaux cas), puis les cancers du poumon et colorectaux. Quant aux femmes, le cancer du sein est le plus fréquent – il représente 58 968 nouveaux cas – devant les cancers colorectaux et du poumon.

Sur la même période, l’INCa estime à 150 000 le nombre de décès par cancer et souligne une baisse du taux de mortalité continue depuis les années 80. Le cancer du poumon chez l’homme (20 800 décès) et le cancer du sein chez la femme (11 900 décès) sont les plus meurtriers.

Le dépistage du cancer colorectal en ligne de mire

Le cancer colorectal se guérit dans la majorité des cas, « dans 9 cas sur 10 lorsqu’il est détecté tôt ». Mais, détecté sur le tard, le taux de survie global de ce cancer n’est que de 13 %. Le test immunologique a permis de détecter près de 4 300 cancers et environ 17 000 adénomes avancés. Pourtant, le taux de participation nationale s’élève à seulement 28,6 %, alors que le seuil minimum recommandé au niveau européen est de 45 %.

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L’INCa met en cause la transition en 2015 de l’ancien test Gaïac (Hémoccult) vers le test immunologique. Les experts de l’INCa déplorent que « l’envoi des invitations à pratiquer ce nouveau test ne s’est pas opérée de façon homogène sur tout le territoire ».

La consommation d’alcool favorise la mortalité par cancer

En 2015, près de 28 000 nouveaux cas de cancers en France étaient attribuables à la consommation d’alcool, soit 8 % des nouveaux cas toutes localisations confondues. L’alcool devient ainsi le deuxième facteur de risque de cancers évitables après… le tabac. Le podium des cancers attribuables à la consommation d’alcool place le cancer du sein en première place (8 081 cas), suivi par les cancers de la bouche, du larynx et du pharynx (6 959 cas) puis le cancer colorectal (6 654 cas).

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Malgré une baisse régulière de la consommation d’alcool en France depuis plus d’un demi-siècle, les Français restent parmi les plus gros consommateurs d’alcool du monde. La quantité d’alcool par habitant est en moyenne de 2,6 verres « standards », ou unité d’alcool, chaque jour. Si la consommation quotidienne diminue, les ivresses répétitives concernent une part croissante de la population. Et les doses moyennes journalières au-delà desquelles la consommation d’alcool est jugée néfaste pour la santé sont estimées à 3,4 verres par jour.

L’INCa appelle ainsi, suite au Plan national de Prévention présenté lors du Comité interministériel pour la Santé du 26 mars, à une« révision des repères de consommation d’alcool et recommandent aux autorités un effort de cohérence du discours public intégrant des actions sur la fiscalité, l’encadrement de la publicité, des actions d’éducation, de communication et de marketing ».

Jonathan Epaillard

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