Vous vous promettez chaque année de perdre un peu de poids avant les fêtes, mais vous préférez finalement les soirées raclette. Pour déculpabiliser, vous vous répétez que vos besoins énergétiques augmentent quand arrive le froid. Vous y croyez vraiment ?

Manger plus et plus gras en hiver : la fausse bonne idée

Dès que le thermomètre perd quelques degrés, vous oubliez vite les salades qui sont remplacées par les traditionnelles tartiflettes et raclettes. Quand les températures baissent, nos besoins énergétiques augmentent-ils ? Pas vraiment !

Notre corps doit en permanence être aux alentours de 37°C. Cette capacité qu’a l’organisme à maintenir cette température s’appelle la thermorégulation. Quand nous sommes confrontés au froid trop longtemps, notre corps brûle les calories en transformant les lipides et les glucides. C’est la thermogenèse. Donc manger plus et plus gras serait légitime en cas d’exposition continue à des températures très basses.

Mais si c’était peut-être le cas il y a des milliers d’années, ce n’est aujourd’hui plus nécessaire. Le chauffage, les vêtements adaptés et la disponibilité continue des denrées alimentaires contribuent à maintenir notre corps à température, ne faisant que peu appel au phénomène de thermogenèse. Alors, à moins d’être un ours sur le point d’hiberner, limitez le gras et vos réserves de cellules adipeuses.

En outre, plus vous mangez gras (pensez à la bonne fondue de la semaine dernière), plus votre organisme devra produire des enzymes nécessaires à une bonne digestion. Pour rappel, les enzymes décomposent les nutriments nécessaires de votre alimentation, les assemblent puis les décomposent en substrats qui pourront être dégradés. Donc, plus votre organisme travaillera, plus vous l’épuiserez, le rendant ainsi moins résistant aux agressions hivernales.

La perte de poids : autant dans la tête que dans l’assiette !

D’ailleurs, pourquoi a-t-on envie de manger plus et plus gras en hiver ?

Si la consommation de produits trop gras ou trop sucrés augmente autant que le nombre de petits plaisirs, c’est en partie lié aux changements d’humeur fréquents durant la période hivernale. Le froid, la pluie, les journées plus courtes, l’absence de soleil sont autant de facteurs environnementaux qui ont un impact sur votre humeur. Et donc vous vous ruez sur les petits plaisirs gourmands bons pour le moral.

LQDP