Depuis 2015, l’INSERM fait des recherches sur une bactérie présente chez environ 40% des patients atteints de la maladie de Crohn, l’Escherichia Coli (AIEC). Cette bactérie secrète des enzymes appelées mucinases, qui lui permettent de traverser le mucus, barrière de protection intestinale contre les agents infectieux, ce qui déclenche les symptômes de la maladie. Les mucinases sont secrétées par le gène (Vat-AIEC), lorsqu’on le supprime, la bactérie perd sa capacité à dégrader le mucus intestinal. « Il est tout à fait envisageable d’inhiber cette mucinase, car elle est facilement accessible dans le milieu extracellulaire et n’est pas indispensable à la survie des bactéries. La bloquer ne modifiera pas l’équilibre de l’écosystème intestinal et n’entrainera pas d’apparition de résistance comme avec les antibiotiques », conclut Julien Delmas*, coauteur des travaux.

À suivre…

*Unité 1071 Inserm/Inra/Université d’Auvergne, Clermont-Ferrand

Léa Coulanges

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