Manger davantage de graisses – mais pas n’importe lesquelles ! – et beaucoup moins – voire quasiment plus – de sucre, sous toutes ses formes, voici les deux fondements de l’alimentation cétogène ou low carb.

Les grands principes de l’alimentation cétogène ou low carb

Avant d’aller plus loin dans nos explications, il faut envisager et admettre que l’alimentation cétogène bouleverse nos habitudes alimentaires et fait fi d’un certain nombre de nos prérequis.
En restreignant ou supprimant les sucres (glucides), elle oblige le corps à utiliser les matières grasses (lipides) comme source d’énergie. Celui-ci va donc fabriquer des corps cétoniques et va ensuite les utiliser comme source d’énergie. C’est ce que l’on appelle la cétose.

Les LPG sont des macronutriments. Ça vous fait une belle jambe ? Et si on vous dit : lipides, protides et glucides, la base de notre alimentation, c’est plus clair ?

De fait, l’alimentation cétogène n’est pas politiquement correcte. À l’opposé de la plupart des régimes, diètes et autres programmes diététiques dont les médias et les lobbys – des produits laitiers et du sucre pour ne citer qu’eux – nous rebattent les oreilles depuis plusieurs dizaines d’années.
De plus, au-delà d’une mode, cette alimentation pourrait être une réponse aux pathologies dites de « civilisation » telles le surpoids, le diabète, les maladies inflammatoires… Elle a fait ses preuves pour l’épilepsie, la migraine et elle est également expérimentée pour certains cancers et certaines maladies neurodégénératives telles Parkinson ou Alzheimer.

Ceci étant dit, attachons-nous maintenant à comprendre son fonctionnement. Tout d’abord, « plus de graisses » ne veut pas dire se gaver de saucisson, de fromage ou de crème. Il n’est pas question non plus de se jeter sur les protéines animales (viande, œuf, poisson) comme la misère sur le monde. D’ailleurs, une alimentation hypotoxique (sans gluten et sans produits laitiers de vaches) est parfois associée à une alimentation cétogène.

En fait, il convient « juste » de supprimer le sucre, plus exactement les sucres. En totalité ou presque. EN TOTALITE OU PRESQUE ??? !! Oui, vous avez bien lu. Oui, c’est contraignant. Oui, c’est difficile si on est un inconditionnel bec sucré ou si on n’envisage pas son petit déjeuner autrement que pain-beurre-confiture accompagné d’un jus de fruit. Et oui, ça demande un petit apprentissage, quelques changements dans son fond de placard. En attendant, explications.

Sa mise en œuvre

Actuellement, les autorités sanitaires françaises recommandent cette répartition des apports caloriques :
– 40 à 55% sous forme de glucides,
– 10 à 20 % sous forme de protéines et
– 35 à 40 % sous forme de lipides

Or, l’alimentation cétogène préconise :
– 70 à 80% de lipides,
– 20 à 25% de protéines et
– 5 à 10% de glucides (20 à 50 grammes de glucides par jour).

Pour réussir sa transition, il va être important de bien choisir ces glucides. Un bon indicateur est l’indice glycémique. En effet, plus l’indice est bas, plus il faut du temps pour que le sucre arrive dans le sang, plus l’énergie obtenue est longue et constante. La charge glycémique est également intéressante à suivre.

Pour tout savoir sur l’indice et la charge glycémiques : 

Tout savoir sur l’IG (indice glycémique) et la charge glycémique en 7 points

Ensuite, il faut :
– ressortir du placard les oléagineux : en vrac (non salé of course), en poudre, en purée, en flocons ou encore en farine.
– investir dans quelques bonnes huiles (olive, colza…) et
– partir à la découverte d’un nouveau monde : graine de chia, psyllium, farine de lupin, cacao cru en poudre, fromage à base de noix de cajou, graines de lin, légumes lacto-fermentés, huiles de cameline ou de chanvre… (magasins bio ou sites internet)

Un régime thérapeutique ?

Vous êtes déjà découragé(e) ? Et si la preuve* est faite que l’alimentation cétogène est synonyme qu’une perte de poids rapide et durable ? Ça va déjà mieux ?

*En voici une ! Durant un an, des chercheurs italiens ont travaillé à partir d’un groupe de 377 personnes en surpoids ou en obésité modérée. Leur étude a montré une perte de 7 kg en 4 semaines puis de 5 kg 8 semaines plus tard. Au bout d’un an, les patients ont diminué de 5 points environ leur IMC (indice de masse corporelle).

Alors, avant de vous lancer, si vous voulez davantage de précisions et de détails sur la diète cétogène, lisez Ma bible de l’alimentation cétogène qui vient de paraître.
L’ouvrage est clair, complet  (explications scientifiques accessibles !) et rigoureux. Il devrait répondre à toutes vos interrogations et même au-delà ! En plus, des menus, des recettes…
Honnêtement, pour 24,90 euros, il n’y a pas à hésiter !
De plus, les auteurs, Olivia Charlet et Alix Lefief-Delcourt, ne sont avares de témoignages ou d’expériences personnelles. C’est vraiment un ouvrage bien écrit et bourré d’infos. LQDP vous le recommande.

ma bible de l'alimentation cétogène

Les points positifs du régime cétogène

Sensation de satiété
Pas de restriction calorique
Bon apport en lipides de qualité et en protéines
Perte de poids rapide
Effet positif sur les taux de lipides sanguins

Les points négatifs du régime cétogène

Effets secondaires désagréables les premières semaines (grippe cétogène)
Peu de diversité alimentaire
Pas d’écart permis
Difficile à suivre
Monotone
Peu compatible avec une vie sociale

Avec ces dernières infos, vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenu. Cependant, quelles que soient les raisons qui vous conduisent à l’alimentation cétogène, il faut savoir que réduire drastiquement sa consommation de sucre n’a que des effets bénéfiques sur la santé !

Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.

Sucres et microbiote intestinal : une catastrophe annoncée

Ma bible de l’alimentation cétogène, 100% hypotoxique, Editions Leduc

LQDP