La maladie d’Alzheimer est un type de démence qui affecte la mémoire, la pensée, dégrade les capacités intellectuelles et qui provoque des troubles du comportement. Les symptômes peuvent se faire discrets au début et s’aggraver au fil du temps, devenant assez graves voire même handicapants dans les tâches quotidiennes.
Rappelons qu’Alzheimer ne s’inscrit pas dans un processus normal de vieillissement ! Il est bien vrai que le plus grand facteur de risque connu à ce jour est l’âge (65 ans et plus) mais Alzheimer peut également toucher des personnes plus jeunes ! 5% des cas d’Alzheimer apparaissent précocement, dès 40 ou 50 ans.
Peut-on se protéger de la maladie d’Alzheimer grâce à l’alimentation ? Peut-on en guérir ? Voyons tout ça ensemble !

En prévention de la maladie d’Alzheimer

Les oméga 3 et le poisson

De nombreuses études d’observation ont mis en évidence une corrélation entre les apports alimentaires d’EPA et DHA (dont les poissons peuvent être une source) et le moindre risque de démences. Au vu de cela, d’autres études ont été menées pour voir si la supplémentation pouvait aboutir aux mêmes résultats : les résultats ne sont pas très concluants.
Globalement, les oméga 3 apportés par l’alimentation ont plus d’effets positifs sur la prévention de la maladie d’Alzheimer qu’une supplémentation en oméga 3.

Vitamines et minéraux antioxydants

Rappelons que les antioxydants ont un rôle protecteur contre les radicaux libres en particulier au niveau des membranes des neurones. On pourrait donc penser qu’une consommation d’antioxydants permettrait de se protéger contre la maladie d’Alzheimer… Malheureusement, ce n’est pas ce que démontrent les études. En effet, tous les travaux menés sur la vitamine E, la vitamine C, le zinc, le sélénium… antioxydants par excellence, n’ont pu aboutir à de telles conclusions.

La vitamine D

Des études expérimentales ont suggéré qu’un déficit en vitamine D pourrait intervenir dans les processus de dégénérescence neurologique et serait en lien avec un déclin cognitif.

Qu’en est-il des autres nutriments ?

D’autres nutriments, de par leur rôle au sein de notre organisme, pourraient laisser suggérer qu’ils peuvent jouer un rôle dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Le niveau de preuve actuel sur ces autres nutriments n’est pas assez convaincant pour aboutir à l’établissement de recommandations spécifiques.

Dans ce cas-là, on fait quoi pour se protéger de la maladie d’Alzheimer ?

L’approche décrite ci-dessus s’intéresse à des nutriments en particulier. Cette approche n’est pas très convaincante vous l’aurez compris. En revanche, si on s’intéresse plus à une approche alimentaire globale, il semblerait que le régime méditerranéen permette de réduire le déclin cognitif.
Alors, mangez varié et équilibré !

Et si Alzheimer est déjà là ?

A ce jour, la maladie d’Alzheimer est incurable mais la recherche se poursuit et des traitements permettent de ralentir la progression des symptômes de démences. De plus, des astuces permettent d’améliorer le quotidien des personnes qui en souffrent. Pour les personnes atteintes d’Alzheimer et/ou les aidants de ces personnes, se nourrir peut devenir un véritable enfer ! Ai-je déjà mangé aujourd’hui ? Comment je fais pour me servir de mes couverts ?

5 conseils pour favoriser la prise de repas d’un malade

1 – Prenez les repas ensemble, ne laissez pas le malade seul face à son assiette.
2 – Les repas à heures fixes permettent de donner des repères temporels au malade.
3 – Prenez vos repas dans une ambiance sereine, calme donc pas devant la télévision ou avec la radio.
4 – Ne sortez sur la table que le minimum : couverts, assiette, verre.
5 – Servez un seul plat à la fois.

Et surtout, en tant qu’aidant, n’hésitez pas à vous faire aider ou à prendre un plat tout près pour vous soulager un peu !

Le malade doit conserver une certaine autonomie

Il est important que le malade conserve un maximum d’autonomie. Pensez à la finger-food, c’est-à-dire aux aliments ou les recettes qui permettent de manger avec les doigts. Cela évitera les difficultés que les malades rencontrent avec les couteaux et les fourchettes. Montrez également les gestes au malade avant qu’il les réalise.

Pour un malade d’Alzheimer, le but est d’avoir une alimentation variée et équilibrée et sans carence, car l’un des risques majeurs reste la dénutrition !

Sources

Prévention de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, Haut Conseil de la Santé Publique, décembre 2017.
Association Alzheimer Suisse.
Alimentation et Alzheimer, les bonnes pratiques au quotidien, SilverEco.

Amandine Bonnet

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