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	<title>dénutrition &#8211; Le Quotidien du Patient</title>
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	<description>S&#039;intéresser aux problèmes du quotidien des patients !</description>
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	<title>dénutrition &#8211; Le Quotidien du Patient</title>
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		<title>Plus meurtrière que le tabac ou la pollution&#8230; la malnutrition !</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/12/28/la-malnutrition-aucun-pays-n-y-echappe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Dec 2018 05:00:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
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		<category><![CDATA[dénutrition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dernier rapport sur la nutrition mondiale est formel : la malnutrition, aucun pays n’y échappe. Un fléau dont on parle &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/12/28/la-malnutrition-aucun-pays-n-y-echappe/">Plus meurtrière que le tabac ou la pollution&#8230; la malnutrition !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le dernier rapport sur la nutrition mondiale est formel : la malnutrition, aucun pays n’y échappe. Un fléau dont on parle peu, qui concerne pourtant les pays pauvres et les pays développés. Elle tuerait davantage que le tabac ou la pollution. Décryptage.</strong></p>
<h2>États de la malnutrition</h2>
<p>Selon l’OMS,<strong> le terme malnutrition comprend</strong> :<br />
&#8211;<strong> la dénutrition</strong>, comprenant le retard de croissance, l’émaciation, l’insuffisance pondérale ainsi que les carences ou les déficiences en micronutriments (vitamines et minéraux essentiels).<br />
&#8211; <strong>Le surpoids, l’obésité</strong> et les maladies liées à l’alimentation, comme le diabète, l&rsquo;AVC ou encore le cancer.</p>
<p><strong>La malnutrition n’épargne personne, riches ou pauvres, jeunes ou plus âgés</strong>. Jessica Fanzo, chercheur à l’université Johns Hopkins et principale auteur de ce rapport souligne d’ailleurs que la malnutrition «<em> constitue un des premiers facteurs de risque de maladie et de mort, pesant plus lourd que la pollution de l’air ou le tabagisme</em> ».</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ETdYsKlwfT"><p><a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/obesite/2018/10/16/surpoids-et-obesite-quelles-differences/">Surpoids et obésité : quelles différences ?</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Surpoids et obésité : quelles différences ? » &#8212; Le Quotidien du Patient" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/obesite/2018/10/16/surpoids-et-obesite-quelles-differences/embed/#?secret=QQcESrOvqt#?secret=ETdYsKlwfT" data-secret="ETdYsKlwfT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2>La malnutrition, un combat déjà engagé…</h2>
<p>L’OMS a défini<strong> 6 cibles à atteindre d’ici 2025</strong> afin d’améliorer la malnutrition, cibles approuvées par les États Membres. D’ici sept ans, les pays membres devront :<br />
1 &#8211; <strong>abaisser<a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/04/06/decouvrez-comment-dire-adieu-a-lanemie-grace-a-4-conseils-du-quotidien/" target="_blank" rel="noopener"> l’anémie</a> chez 50% des femmes</strong> en âge de procréer,<br />
2 &#8211; <strong>diminuer le retard de croissance de 40 % des enfants</strong> de moins de 5 ans,<br />
3 – <strong>limiter l’insuffisance pondérale de 30%</strong> à la naissance,<br />
4 &#8211; parvenir à <strong>diminuer l’émaciation chez l’enfant</strong> à 5%,<br />
5 –<strong> contrôler le surpoids</strong>, l’OMS donne pour objectif qu’il n’y ait<strong> pas d’augmentation du pourcentage d’enfants en surpoids</strong>,<br />
6 – porter le <strong>taux d’allaitement exclusif au sein</strong> lors des six premiers mois du nouveau-né à <strong>au moins 50%</strong>.</p>
<h3>…Mais loin d’être gagné</h3>
<p>Si entre 2012 et 2017 <strong>le nombre d’enfants de moins de 5 ans ayant un retard de croissance est passé de 165.2 millions à 150.8 millions</strong>, cela ne représente<strong> qu’une baisse de 8%, bien loin des 40%</strong> requis pour 2025. Quant à l’émaciation (le rapport poids/taille), elle a diminué de 0.4 point (de 7.9% à 7.5%), encore assez éloigné de l’objectif de 5% pour 2025. <em>A contrario</em>,<strong> la proportion d’enfants en surpoids augmente</strong> de 0.2 point entre 2012 et 2017, touchant <strong>38.3 millions d’enfants</strong>. Plus d’un quart des jeunes enfants en surpoids (26.6%) sont en Asie du sud-est. Quant aux adultes en surpoids ou obèses, la prévalence ne cesse d’augmenter.</p>
<p>Les auteurs de l’étude confessent que<strong> la situation est «<em> inacceptable</em> »</strong> et que la malnutrition est loin de faire partie de notre passé : « <em>sur toute la planète, le fléau de la malnutrition reste élevé et les progrès sont lents</em> ».</p>
<p>Sur les 6 objectifs définis par l’OMS, l’étude souligne que <strong>seulement 94 pays devraient parvenir à atteindre un seul desdits objectifs</strong> et que <strong>88% des pays connaissent plus d’une forme de malnutrition</strong>. À ce jour<strong> aucun pays n’est parvenu à faire en sorte que l’obésité et le surpoids n’augmentent pas</strong>.</p>
<h2>Faut-il revoir en profondeur notre régime alimentaire ?</h2>
<p>Des résultats si peu encourageants nous invitent à penser que notre régime alimentaire serait en cause. Une pensée corroborée par les auteurs qui estiment que <strong>«<em> la population se nourrit mal</em> », peu importe le pays et l’âge</strong>. Nous consommons trop de céréales raffinées, de boissons ou d’aliments sucrés contre trop peu de fruits, de légumes et de légumineuses. Il est donc nécessaire « <em>d’accorder de toute urgence une attention particulière à l’amélioration des régimes alimentaires</em> ».</p>
<p><strong>À l’échelle française</strong>, les auteurs de l’étude considèrent que la situation est « <em>stagnante</em> » voire « <em>détériorée </em>» concernant plusieurs facteurs comme l’obésité chez l’adulte ou l’anémie chez la femme an âge de se reproduire.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="f0O38AXuwz"><p><a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/">Pourquoi la France compte encore 2 millions de personnes souffrant de dénutrition ?</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la France compte encore 2 millions de personnes souffrant de dénutrition ? » &#8212; Le Quotidien du Patient" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/embed/#?secret=3bO2d7185B#?secret=f0O38AXuwz" data-secret="f0O38AXuwz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><strong>Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.</strong></p>
<h3>Sources</h3>
<p>&#8211; <a href="https://globalnutritionreport.org/reports/global-nutrition-report-2018/" target="_blank" rel="noopener">2018 Global Nutrition Report</a>,<br />
&#8211; <a href="https://www.who.int/nutrition/global-target-2025/fr/" target="_blank" rel="noopener">Organisation Mondiale de la Santé</a>,<br />
&#8211; <a href="http://sante.lefigaro.fr/article/la-mauvaise-alimentation-tue-dans-tous-les-pays-du-monde/" target="_blank" rel="noopener">Le Figaro Santé</a>.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/12/28/la-malnutrition-aucun-pays-n-y-echappe/">Plus meurtrière que le tabac ou la pollution&#8230; la malnutrition !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dénutrition, quand l’absence de faim tue</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/11/26/denutrition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2018 05:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Tous pour un]]></category>
		<category><![CDATA[dénutrition]]></category>
		<category><![CDATA[sarcopénie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dénutrition est un problème majeur de santé publique qui touche surtout les personnes fragiles (personnes âgées, enfants hospitalisés, etc.). &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/11/26/denutrition/">Dénutrition, quand l’absence de faim tue</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La dénutrition est un problème majeur de santé publique qui touche surtout les personnes fragiles (personnes âgées, enfants hospitalisés, etc.). Une tribune publiée par <a href="https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/09/11/la-quintuple-peine-de-la-denutrition_5353296_1650684.html" target="_blank" rel="noopener">Le Monde</a> et écrite par le Dr Zazzo rappelle que la dénutrition n’est pas seulement le fait des pays pauvres, elle fait aussi des victimes « dans nos sociétés d’abondance » et peut être source de mortalité. Explications.</strong></p>
<h2>La dénutrition, pas seulement pour les personnes âgées</h2>
<p><strong>2 millions</strong>. C’est le<strong> nombre de patients souffrant de dénutrition en France</strong>. Sont surtout concernées, les personnes fragiles hospitalisées ou non mais aussi les personnes obèses et mal nutries. Ainsi <strong>4 à 10 % des personnes âgées de + de 70 ans</strong> qui vivent toujours chez elles en souffrent ; <strong>20 à 40 % des personnes hospitalisées</strong> ; 1 enfant sur 10 hospitalisé dont la moitié a moins de 3 ans.</p>
<p>La tribune du Dr Zazzo ne rappelle pas la définition de la dénutrition. Est-elle différente de l’amaigrissement ? Comment repérer une personne dénutrie?</p>
<p>Selon la Haute Autorité de santé, <em>« la dénutrition protéino-énergétique résulte d’un <strong>déséquilibre entre les apports et les besoins protéino-énergétiques de l’organisme</strong>. Ce déséquilibre entraîne des pertes tissulaires ayant des conséquences fonctionnelles délétères. Il s’agit d’une perte tissulaire involontaire »</em>. Mais attention, il ne faut pas confondre la dénutrition avec l’amaigrissement qui n’a <em>« aucun caractère délétère.</em> Il peut être volontaire ou non ».</p>
<p>Éric Fontaine, médecin au CHU de Grenoble et fondateur du Collectif de lutte contre la dénutrition se montre plus précis <em>« La dénutrition résulte d’un déficit énergétique et protéique de l’organisme, causé soit par une insuffisance des apports alimentaires, soit par une augmentation des pertes, soit par une association de ces deux causes. Ce n’est pas à proprement parler une maladie, mais un syndrome, c’est-à-dire une combinaison de facteurs qui vont concourir à la dégradation de l’état général. »</em></p>
<p>Les personnes âgées et les malades sont souvent dénutries mais d’autres raisons peuvent en être la cause : sociales (personne seule, dépressive, handicapée physique ou psychique, etc.) sans oublier le phénomène de mode des régimes déséquilibrés (2 repas par jour) ou trop restrictifs ; géographiques (personne isolée) ;  financières (revenus insuffisants) ; physiologiques (problèmes de dents ; troubles de la déglutition ; constipation, etc.) ; médicamenteuses (prise de plus de 3 médicaments par jour, etc.) ; et enfin les personnes obèses.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AJHi2GbHSb"><p><a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/">Pourquoi la France compte encore 2 millions de personnes souffrant de dénutrition ?</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi la France compte encore 2 millions de personnes souffrant de dénutrition ? » &#8212; Le Quotidien du Patient" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/embed/#?secret=tkkKOPNNlw#?secret=AJHi2GbHSb" data-secret="AJHi2GbHSb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2>La dénutrition concerne aussi les obèses</h2>
<p>Le <strong>premier symptôme</strong> de la dénutrition est la <strong>perte de poids</strong>. Un amaigrissement de <strong>5 % du poids en un mois</strong>, ou de <strong>10 % en six mois</strong>, est le premier signe d’une dénutrition.</p>
<p>La <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/special/2018/03/07/la-sarco-quoi-la-sarcopenie-pardi/" target="_blank" rel="noopener">sarcopénie</a> est également un signe de dénutrition. C’est la perte de masse musculaire associée à la diminution de la force musculaire ou des performances physiques. Elle est responsable de conséquences cliniques fonctionnelles (diminution de la vitesse de marche, difficultés à monter ou descendre des escaliers).</p>
<p>Perte de poids, sarcopénie, ces signes ne sont pas visibles tout de suite et surtout chez les obèses. C’est pourquoi, ces personnes sont souvent oubliées dans la recherche d’une dénutrition. Le Dr Fontaine explique très bien cette situation, <em>« les muscles vont littéralement fondre, mais pas la graisse. Ainsi, l’enveloppe corporelle va rester un peu ronde. Si l’on est extrêmement dénutri, le corps va même fabriquer des œdèmes, et donc gonfler. Cela ne choque généralement pas la personne, d’autant plus si elle est initialement en surpoids ou en obésité, ce qui la rend d’autant plus difficile à diagnostiquer ».</em></p>
<h3>Dosage des traitements</h3>
<p>Le dosage des traitements se fait selon le poids réel du patient. Cela suppose donc que nous avons tous la même composition corporelle qui varierait selon le poids. Ce n’est pas le cas ! La composition corporelle d’une personne obèse n’est pas identique à celle d’une personne non obèse. <strong>Le dosage des traitements ne prend donc pas en compte la physiologie particulière de l’obèse</strong>. L’exemple pris par le Dr Zazzo dans sa tribune est particulièrement significatif <em>« </em><em>Imaginons un patient de 65 ans, obèse (IMC à 30 kg/m<sup>2</sup>), accusant une perte de poids minime, sarcopénique, traité pour un cancer du pancréas et recevant, après une chirurgie « agressive », une chimiothérapie dont le surdosage est vraisemblable en raison d’une adaptation posologique au poids actuel et non à la masse maigre : pour lui, c’est la quintuple peine ».</em></p>
<h2>Surmortalité chez les malades chroniques</h2>
<p>Selon le Dr Zazzo, la dénutrition touche également toute personne souffrant d’une pathologie lourde « <em>les pathologies chroniques (insuffisances respiratoire, rénale, cardiaque), les cancers, notamment digestifs, les hépatopathies chroniques, les polytraumatismes graves, les maladies neurodégénératives et syndromes démentiels, les séquelles d’accidents vasculaires cérébraux. La dénutrition est ici constante et multifactorielle, d’installation plus ou moins rapide, non recherchée et donc souvent ignorée. Elle est à l’origine d’une surmorbidité et d’une surmortalité ». </em>Les statistiques sont d’ailleurs éloquentes<em> « chez les <strong>malades atteints de cancer</strong>, elle est en moyenne de <strong>50%</strong> (de 67% dans le cancer du pancréas, à moins de 10% dans celui du sein). La dénutrition est également très présente (40 à 50%) chez les <strong>insuffisants respiratoires</strong>, en hépato-gastroentérologie, en réanimation et à la suite d&rsquo;une chirurgie lourde »</em>.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QAyF7JNT1x"><p><a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/06/12/cancer-et-denutrition/">Cancer et dénutrition : comment y remédier ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cancer et dénutrition : comment y remédier ? » &#8212; Le Quotidien du Patient" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/06/12/cancer-et-denutrition/embed/#?secret=kQf6UzkRBc#?secret=QAyF7JNT1x" data-secret="QAyF7JNT1x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h3>Un syndrome trop souvent ignoré</h3>
<p>La malnutrition, le Dr Zazzo, le rappelle, « concerne <strong>34 % de familles monoparentales ne disposant en moyenne que de 2,3 euros par personne et par jour</strong> (enfant ou adulte) ». Très souvent, une personne malnutrie aura plus de mal à guérir qu’une autre et parfois l’issue de la maladie initiale peut être fatale. <em>« Il est (…) fréquent que la dénutrition complique une maladie préexistante. Si celle-ci est guérissable, la dénutrition va ralentir la guérison. Si elle est handicapante, la dénutrition va alourdir le handicap. Et si elle est incurable, la dénutrition va accélérer l’évolution fatale. Les conséquences sont alors multiples : arrêt de croissance chez les enfants, augmentation du risque d’infections, de fractures, des troubles psychologiques, perte d’autonomie, perturbation de l’équilibre, dégradation du tube digestif, du système respiratoire, de la santé bucco-dentaire, de la qualité de vie, et à l’extrême, le décès</em>. »</p>
<p><em>« Les conséquences de la dénutrition touchent tout le monde. Il ne faut pas croire que les personnes dénutries sont des SDF, loin de là! Il y a quinze ans, les patients mouraient du sida. Ce n’était pas à cause du virus, mais parce qu’il ne leur était plus possible de manger en raison de la douleur provoquée par le contact avec les aliments »</em><em>. </em>Mais nous n’en sommes plus là, le SIDA, on le soigne. Certes, mais pas la dénutrition ! Et ce qui choque le plus, c’est que la dénutrition n’est pas incurable et qu’on en guérit si elle est prise à temps. <em>« Parce que l’on dispose dans l’absolu de tous les savoirs et de toutes les solutions pour empêcher cela, mais que rien n’est fait, ou trop peu, <strong>faute de moyens et de prise de conscience</strong> ».</em></p>
<h3>Prise d’inconscience ?</h3>
<p>Face à l’inertie des pouvoirs publics, le collectif de lutte contre la dénutrition a été créé par le Dr Eric Fontaine. <em>«<strong> </strong>Les voies hiérarchiques officielles qui ont été empruntées depuis 50 ans n’ont pas permis de faire bouger les choses d’un iota. Nous avons la conviction aujourd’hui que seule une mobilisation de la société pourra faire comprendre l’ampleur de ce fléau afin de contraindre les politiques et l’administration à regarder et traiter le sujet comme ils ont été obligés de le faire suite aux mobilisations citoyennes sur le traitement de la douleur, la prise en charge des patients séropositifs ou celles pour limiter les infections nosocomiales »</em>.</p>
<h3>Manque de budget</h3>
<p>Si la dénutrition n’est pas prise en compte par les pouvoirs publics c’est parce qu’elle met en lumière le manque d’implication des différents gouvernements. <em>« Admettre qu’il existe 40% de malades dénutris dans les établissements hospitaliers, puis comprendre qu’ils ne seront pas pris en charge par manque de personnel compétent, c’est se confronter à la nécessité d’embaucher massivement des nutritionnistes et des diététiciens. Dès lors, il est tentant de minimiser le problème, d’autant que les pouvoirs publics ne sont pas convaincus que la prévention de la dénutrition coûte réellement moins cher, à terme, que son traitement ».</em></p>
<h3>Les professionnels de santé</h3>
<p>Les médecins sont aussi responsables, ils ne prennent pas suffisamment en compte la dénutrition ou alors trop tard. Certes, ils en <em>« ont entendu parler (…). Ils reconnaissent ses méfaits, mais sont encore peu sensibilisés à son dépistage précoce ou à sa prévention. C’est souvent lorsqu’ils font le constat de l’échec d’une thérapie qu’ils commencent à incriminer la dénutrition. Mais il est alors trop tard pour une prise en charge nutritionnelle efficace ».</em></p>
<h3>Les plateaux repas</h3>
<p>Enfin,<strong> le régime alimentaire de l’hôpital est également en cause</strong>. La tribune du Dr Zazzo le souligne très clairement. Une nourriture de moins en moins bonne (la <strong>satisfaction des patients</strong> était de 65,6 % en 2011, <strong>en 2017 elle est à moins de 50 %</strong>). Les patients ont une période de jeûne nocturne de plus de 13 heures (un dîner servi à 18 heures, le petit-déjeuner entre 7h30 et 8h30). Enfin, l’offre alimentaire hospitalière, 1800 à 2000 Kcal par jour, ne prend pas en compte l’état particulier des patients malnutris ou obèses.</p>
<h3>Une journée de lutte</h3>
<p>C’est pourquoi, le Comité de lutte contre la dénutrition a décidé d’alerter et d’informer le grand public, durant toute la journée du <strong>26 novembre 2018</strong>. Rendez-vous donc à la mairie du IVe arrondissement où tous ceux qui ont des proches ou qui sont sensibilisés à ce problème de santé public pourront rencontrer des experts ainsi que des membres du Collectif.</p>
<p>La journée d’action se déroule à la mairie du IVe arrondissement, 2 place Baudoyer, 75004 Paris. Pour y assister inscrivez-vous à <a href="mailto:collectifdenutrition@gmail.com">collectifdenutrition@gmail.com</a></p>
<p>Une liste de 15 propositions pour lutter contre la dénutrition devrait apparaître sous peu&#8230; Restez connectés et, en attendant, découvrez la campagne de prévention contre la maladie :</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Une campagne choc contre la dénutrition, maladie invisible" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/zGMS_9H_L14?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Contenu relu et validé par une diététicienne WeCook.</strong></p>
<h3>Sources</h3>
<p>&#8211; <a href="https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/09/11/la-quintuple-peine-de-la-denutrition_5353296_1650684.html" target="_blank" rel="noopener">Le Monde</a>,<br />
&#8211;<a href="https://www.luttecontreladenutrition.fr/chiffres-cles/" target="_blank" rel="noopener"> Lutte contre la dénutrition</a>,<br />
&#8211; <a href="https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/denutrition_recos_2006_09_25__14_20_46_375.pdf" target="_blank" rel="noopener">Haute Autorité de Santé</a>,<br />
&#8211; « <a href="https://www.sfdiabete.org/files/files/JNDES/2017/jndes_2017_faucherpoitou.pdf" target="_blank" rel="noopener">Dénutrition sur le sujet obèse</a> », Société Francophone du Diabète,<br />
&#8211; <a href="https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-denutrition-hospitaliere-une-cause-majeure-de-deces_15894.html" target="_blank" rel="noopener">Allo docteurs</a>.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2018/11/26/denutrition/">Dénutrition, quand l’absence de faim tue</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cancer et dénutrition : comment y remédier ?</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/06/12/cancer-et-denutrition/</link>
					<comments>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/06/12/cancer-et-denutrition/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 06:00:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Notre alimentation a un rôle à jouer dans la prévention du cancer. Mais savez-vous qu’elle est essentielle aussi pendant un &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/cancers/2018/06/12/cancer-et-denutrition/">Cancer et dénutrition : comment y remédier ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Notre alimentation a un rôle à jouer dans la prévention du cancer. Mais savez-vous qu’elle est essentielle aussi pendant un cancer ? Vous ignorez le lien entre cancer et dénutrition, on vous explique tout !</strong></p>
<h2>Moins d’appétit…</h2>
<p>Le cas est classique : les <strong>personnes atteintes d’un cancer réduisent spontanément leur consommation alimentaire</strong>, sans que cela soit forcément volontaire. Plusieurs facteurs sont mis en cause parmi lesquels une<strong> perte d’appétit, des troubles du goût et des troubles du transit</strong> (diarrhée, vomissement, etc.). Ces derniers sont dus aux traitements, un syndrome dépressif, les hospitalisations, ou plus simplement une gêne liée à la tumeur.</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Pour en savoir plus</strong> : <a style="color: #ff6600;" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/03/14/quelle-alimentation-pour-minimiser-les-risques-de-cancer-ou-bien-de-rechute/" target="_blank" rel="noopener">Quelle alimentation pour minimiser les risques de cancer ou bien de rechute ?</a></span></p>
<h2>…mais des besoins accrus</h2>
<p>En présence d’une <strong>tumeur maligne</strong>, les <strong>besoins en énergie de l’organisme augmentent</strong>. L’une des explications est que <strong>les cellules de la tumeur détournent une partie de l’énergie pour leur propre croissance</strong>.</p>
<p>L’équation est ensuite simple : avec des besoins en énergie plus importants mais non couverts par les apports alimentaires, une<strong> dénutrition s’installe</strong> et la personne perd du poids.</p>
<h2>La dénutrition, point critique dans la prise en charge du cancer</h2>
<p>En France, une étude réalisée simultanément dans plusieurs centres hospitaliers en 2012 a permis de faire le point sur la situation. A l’époque, l’enquête Nutricancer 2 avait montré que <strong>39% des personnes prises en charge pour un cancer étaient considérées comme dénutries</strong> (c’est-à-dire avec un Indice de Masse Corporelle &lt;18.5 kg/m² et/ou une perte de poids &gt; 5% en un mois ou 10% en 6 mois). Ce chiffre était le même que celui relevé 7 ans plus tôt lors de la 1<sup>ère</sup> enquête Nutricancer. Pas d’évolution mais des données encourageantes : en 2012, les patients pour lesquels une dénutrition était diagnostiquée bénéficiaient d’une meilleure prise en charge alimentaire.</p>
<h2>La lutte contre la dénutrition…</h2>
<p>Selon les situations et les personnes, plusieurs approches sont envisageables. La priorité va toujours à l’alimentation du patient : <strong>maintenir cette alimentation, la stimuler, et l’enrichir</strong> pour être sûr de couvrir les besoins. Les conseils diététiques sont essentiels pour adapter au mieux l’alimentation à la personne, ses goûts et ses envies.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Pour vous accompagner</span></strong><span style="color: #ff6600;"> : <a style="color: #ff6600;" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/02/02/comprendre-son-cancer-pour-mieux-manger/" target="_blank" rel="noopener">Bien manger pendant un cancer, c&rsquo;est possible</a></span></p>
<p><i>« <a href="https://www.ligue-cancer.net/shared/brochures/alimentation-cancer.pdf" target="_blank" rel="noopener">Alimentation et cancer, Comment s’alimenter pendant les traitements ?</a></i> », <i>brochure éditée par la Ligue contre le cancer, téléchargeable sur le site </i><a href="http://www.ligue-cancer.net/"><i>www.ligue-cancer.net</i></a></p>
<h3>Les Compléments Nutritionnels Oraux</h3>
<p>Lorsque les apports ne suffisent pas, des <strong>Compléments Nutritionnels Oraux</strong> peuvent être proposés. <strong>Concentrés en énergie et en protéines</strong>, ils apportent un maximum de nutriments et d’énergie dans un format minimal. Enfin, des solutions de nutrition dite « artificielle » sont parfois nécessaires. Dans ce cas particulier d’alimentation, on administre les nutriments par une sonde directement dans le tube digestif (« nutrition entérale ») ou dans les veines (« nutrition parentérale »). Toutes ces solutions proviennent du médecin en concertation avec l’équipe soignante.</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Prolonger la lecture</strong> : <a style="color: #ff6600;" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/04/17/complements-nutritionnels-oraux-cno/" target="_blank" rel="noopener">Tout savoir sur les Compléments Nutritionnels Oraux</a>.</span></p>
<h3>…et ce que le patient y gagne</h3>
<p>Or, cette importance accordée à l’alimentation n’a pas pour objectif de « nourrir » la tumeur, mais de <strong>fournir suffisamment d’énergie à l’organisme pour lutter contre elle</strong>. Un bon état nutritionnel permet ainsi au patient de :<br />
&#8211; mieux supporter ses traitements,<br />
&#8211; maintenir son état physique,<br />
&#8211; améliorer sa récupération après une opération,<br />
&#8211; réduire les complications et les hospitalisations.</p>
<p>Et globalement <strong>améliorer sa qualité de vie et son pronostic</strong>.</p>
<p>Alors ensemble, patients, proches et aidants, et personnel soignant, luttons contre la dénutrition. Et souhaitons qu’une 3<sup>e</sup> enquête Nutricancer nous en donne des signes encourageants !</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Et aussi</strong> : <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/" target="_blank" rel="noopener">2 millions de personnes souffrant de dénutrition en France</a>.</span></p>
<h3><span class="Apple-converted-space"> </span>Sources</h3>
<p>&#8211; Hébuterne X. <em>et al.</em>, « <a href="https://www.snfge.org/content/evolution-de-la-prevalence-de-la-denutrition-et" target="_blank" rel="noopener">Evolution de la prévalence de la dénutrition et de sa prise en charge chez malades atteints de cancer en France</a> », 2014. Poster présenté lors du congrès de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie.<br />
&#8211; Bouteroue C., « <a href="http://www.fmcgastro.org/wp-content/uploads/file/ppt-2012/cbouteloup_ppt.pdf" target="_blank" rel="noopener">Adénocarcinome du bas œsophage</a> », 2014.<br />
&#8211; Hébuterne X., « <a href="http://www.resclanbasnormand.fr/medias/files/jr-resclan-bn-2015-nourrir-l-homme-malade-pr-hebuterne-.pdf" target="_blank" rel="noopener">Nutrition chez l’Homme malade atteint de cancer : des évidences et des recommandations</a> », 2015.<br />
&#8211; « <a href="https://www.univadis.fr/viewarticle/malnutrition-des-sujets-atteints-de-cancer-ou-en-est-on-en-france-564380?s1=news" target="_blank" rel="noopener">Malnutrition des sujets atteints de cancer : où en est-on en France ?</a>  », Univadis.<br />
&#8211; Site de La Ligue contre le Cancer, page « <a href="https://www.ligue-cancer.net/vivre/article/27888_la-denutrition-quand-manger-na-plus-de-gout" target="_blank" rel="noopener"> La dénutrition : quand manger n’a plus de goût</a> »</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mais de quoi parle-t-on quand on évoque les compléments nutritionnels oraux (CNO) ?</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/04/17/complements-nutritionnels-oraux-cno/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Apr 2018 06:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation santé]]></category>
		<category><![CDATA[dénutrition]]></category>
		<category><![CDATA[compléments nutritionnels oraux]]></category>
		<category><![CDATA[CNO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les compléments nutritionnels oraux (CNO) sont des produits alimentaires riches en énergie et/ou protéines. Et ils peuvent également contenir des &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/04/17/complements-nutritionnels-oraux-cno/">Mais de quoi parle-t-on quand on évoque les compléments nutritionnels oraux (CNO) ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les compléments nutritionnels oraux (CNO) sont des produits alimentaires riches en énergie et/ou <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/01/23/4218/" target="_blank" rel="noopener">protéines</a>. Et ils peuvent également contenir des teneurs intéressantes en vitamines, minéraux, fibres ou autres nutriments.<span class="Apple-converted-space"> </span>Ils sont destinés à être consommés en complément des repas pour compléter les apports énergétiques et/ou protéiques du patient.</strong></p>
<h2>Qui est concerné ?</h2>
<p>Les CNO sont destinés aux patients dénutris ou à risque de dénutrition.<br />
De fait, la dénutrition est généralement liée à un déficit en énergie et/ou protéines au niveau de l’organisme. Aussi ce déficit peut-il être lié à des apports alimentaires insuffisants, à une augmentation des besoins énergétiques et/ou protéiques, ou à une pathologie (cancer, pathologies digestives, insuffisance (cardiaque, hépatique, …) sévère.</p>
<p><span style="color: #008080;"><strong>À découvrir sur le même sujet</strong> : <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/" target="_blank" rel="noopener">Pourquoi la France compte encore 2 millions de personnes souffrant de dénutrition ?</a></span></p>
<p>Donc, face à une dénutrition, le 1<sup>e</sup> niveau de prise en charge consiste à optimiser l’alimentation habituelle grâce à un enrichissement. Puis, les CNO seront recommandés en 2<sup>nde</sup> intention, en complément de l’alimentation habituelle.</p>
<h2>Leur prescription</h2>
<p>Les CNO sont soumis à prescription médicale et ne sont disponibles qu’en pharmacie. Du fait de leur statut d’aliments particuliers, la Sécurité Sociale les prend en charge pour tous les patients dénutris, quelle que soit leur pathologie.</p>
<p>Et c&rsquo;est le médecin qui choisit les CNO en fonction de la pathologie, des besoins du patient et de ses goûts.</p>
<h2>Les produits</h2>
<p>Les CNO existent sous différentes formes : boissons lactées, crèmes dessert, boissons ou desserts aux fruits, potages, plats mixés, poudres de protéines, …<span class="Apple-converted-space">  </span>A cette grande diversité de forme s’ajoute la diversité des arômes. Tout ceci permet de varier les goûts, les textures et les modes de consommation, pour éviter la lassitude et favoriser leur consommation par le patient.</p>
<h2>Mode d’emploi</h2>
<p>Mais les CNO ne se substituent pas à l’alimentation habituelle et doivent être intégrés dans le plan alimentaire journalier. Afin d’optimiser les apports alimentaires du patient, ils doivent être consommés au cours de collations et à distance des repas, au moins 2 heures avant ou après.</p>
<p>Pour la majorité, on peut les consommer en l’état mais on peut également les intégrer dans des recettes, pour toujours plus de variété. Nous en avons sélectionné deux rien que pour vous !</p>
<h3>1 &#8211; L&rsquo;inoubliable mousse de fraises</h3>
<figure id="attachment_6736" aria-describedby="caption-attachment-6736" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6736 size-full" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/04/mousse-de-fraise-e1523888815186.jpg" alt="Une inoubliable mousse de fraises accompagnée d'un complément nutritionnel oral (CNO)" width="640" height="427" /><figcaption id="caption-attachment-6736" class="wp-caption-text">Une mousse de fraises accompagnée d&rsquo;un complément nutritionnel oral (CNO)</figcaption></figure>
<p><strong>Ingrédients</strong> :<br />
125 g de fraises<br />
100 mL de crème liquide entière<br />
30 g de sucre en poudre<br />
<strong>10 g de poudre de protéines</strong><b><br />
</b>1,5 feuille de gélatine</p>
<p><strong>Préparation</strong> :<br />
1 &#8211; Mixer les fraises avec les épices.<br />
2 &#8211; Faire chauffer la purée obtenue avec le sucre et la poudre de protéines.<br />
3 &#8211; Faire tremper la gélatine dans de l’eau froide pour la ramollir. Ajouter les feuilles de gélatine à la purée de fruits.<br />
4 &#8211; Monter la crème en chantilly et l’incorporer à la purée de fruits.<br />
5 &#8211; Mettre la mousse de fruits au réfrigérateur avant de consommer.</p>
<h3>2 &#8211; La délicieuse semoule au lait</h3>
<figure id="attachment_6739" aria-describedby="caption-attachment-6739" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-6739 size-full" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/04/semoule-au-lait-e1523888835313.jpg" alt="De la semoule au lait accompagnée d'un complément nutritionnel oral (CNO-" width="640" height="427" /><figcaption id="caption-attachment-6739" class="wp-caption-text">De la semoule au lait accompagnée d&rsquo;un complément nutritionnel oral (CNO)</figcaption></figure>
<p><strong>Ingrédients</strong> :<br />
15 g de semoule fine<br />
5 g de sucre<br />
½ cuillère à café de vanille liquide<br />
<strong>125 mL de boisson lactée hyperprotéinée et hypercalorique</strong></p>
<p><strong>Préparation</strong> :<br />
1 &#8211; Faire chauffer la boisson lactée.<br />
2 &#8211; Dès frémissement, verser la semoule fine en pluie.<br />
3 &#8211; Faire cuire 5 minutes à feu doux et en remuant sans cesse.<br />
4 &#8211; Ajouter le sucre et la vanille et cuire encore 1 minute. Verser dans des ramequins et laisser refroidir avant de consommer.</p>
<h3>Sources</h3>
<p>&#8211; <a href="http://www.delical.fr/nutrition-clinique/nutrition-orale/indication-de-la-nutrition-orale/complements-nutritionnels-oraux" target="_blank" rel="noopener">Delical</a>.<br />
&#8211; Mangerbouger, « <a href="http://www.mangerbouger.fr/pro/IMG/pdf/enc_brochure_guide_denutrition_medgen_vdiff_0113.pdf" target="_blank" rel="noopener">Compléments nutritionnels oraux : quel nouveau cadre de prescription ?</a> ».<br />
&#8211; <a href="https://www.nutritionclinique.fr/les-complements-nutritionnels-oraux/" target="_blank" rel="noopener">Nutritionclinique</a>.<br />
&#8211; <a href="https://www.nestlehealthscience.fr/nhs-vous-accompagne/perte-de-poids-et-maladies/perte-de-poids" target="_blank" rel="noopener">Nestlé Health Science</a>.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/04/17/complements-nutritionnels-oraux-cno/">Mais de quoi parle-t-on quand on évoque les compléments nutritionnels oraux (CNO) ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;alimentation a-t-elle un rôle à jouer dans la prévention et le suivi d&#8217;Alzheimer ?</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/03/06/lalimentation-a-t-elle-un-role-a-jouer-dans-la-prevention-de-la-maladie-dalzheimer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Mar 2018 08:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Alimentation santé]]></category>
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		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
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		<category><![CDATA[autonomie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/03/06/lalimentation-a-t-elle-un-role-a-jouer-dans-la-prevention-de-la-maladie-dalzheimer/">L&rsquo;alimentation a-t-elle un rôle à jouer dans la prévention et le suivi d&rsquo;Alzheimer ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/03/06/lalimentation-a-t-elle-un-role-a-jouer-dans-la-prevention-de-la-maladie-dalzheimer/">L&rsquo;alimentation a-t-elle un rôle à jouer dans la prévention et le suivi d&rsquo;Alzheimer ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le jeûne pendant un cancer : pour ou contre ?</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/02/05/le-jeune-pendant-un-cancer-pour-ou-contre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Feb 2018 10:00:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[À table]]></category>
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		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[cancer]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
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		<category><![CDATA[pathologie]]></category>
		<category><![CDATA[jeûne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeûne consiste en un arrêt volontaire de s’alimenter. Il peut être intermittent (arrêt de s’alimenter pendant quelques heures à &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/02/05/le-jeune-pendant-un-cancer-pour-ou-contre/">Le jeûne pendant un cancer : pour ou contre ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le jeûne consiste en un arrêt volontaire de s’alimenter. Il peut être intermittent (arrêt de s’alimenter pendant quelques heures à quelques jours), total (arrêt complet de l’alimentation, sans restriction hydrique) ou partiel (certains aliments sont autorisés en petites quantités).</p>
<p>Que ce soit pour des motifs liés au bien-être ou pour des raisons plus médicales, un véritable engouement est observé en France autour du jeûne.</p>
<h2>Le jeûne vu par la science</h2>
<p>Des scientifiques et cliniciens se sont penchés récemment sur la question du jeûne et des régimes restrictifs (réduits <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/01/23/4218/" target="_blank" rel="noopener">en protéines, en glucides</a> ou plus généralement en énergie) sur le cas spécifique du <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/02/02/comprendre-son-cancer-pour-mieux-manger/" target="_blank" rel="noopener">cancer</a>. En faisant une revue des études scientifiques publiées, ils ont relevé que très peu de données validées étaient disponibles chez l’Homme, les expérimentations étant plus souvent conduites sur des modèles animaux dont l’extrapolation à l’Homme est toujours délicate. A ce jour, les auteurs de ce rapport n’ont identifié aucune justification à la mise en place d’un régime restrictif ou d’un jeûne en prévention des cancers ou au cours de leur traitement.</p>
<p>À contrario, les auteurs soulignent l’importance d’une alimentation adaptée au cours de la maladie : les patients atteints de cancer sont souvent <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/" target="_blank" rel="noopener">dénutris</a> et présentent une fonte musculaire, deux facteurs ayant un impact négatif sur leur prise en charge et leur qualité de vie.</p>
<h2>Communiquer avant de se lancer dans un jeûne</h2>
<p>Le jeûne est une démarche personnelle, dont les motivations peuvent être variées et sont propres à chaque individu : recherche d’un effet sur la santé, atteinte d’un état de bien-être physique et psychique, approche philosophique…. Cependant, avant d’adopter cette pratique, un échange avec un professionnel de l’alimentation est conseillé : celui-ci vous permettra d’y réfléchir pour le mener dans des conditions respectant votre état de santé.</p>
<h3>Source</h3>
<p>Rapport « <a href="https://www6.inra.fr/nacre/Le-reseau-NACRe/Publications/Rapport-NACRe-jeune-regimes-restrictifs-cancer-2017" target="_blank" rel="noopener">Jeûne, régimes restrictifs et cancer : revue systématique des données scientifiques et analyse socio-anthropologique sur la place du jeûne en France</a> », Réseau NACRe, novembre 2017.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/a-table/alimentation-sante/2018/02/05/le-jeune-pendant-un-cancer-pour-ou-contre/">Le jeûne pendant un cancer : pour ou contre ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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		<item>
		<title>Pourquoi la France compte encore 2 millions de personnes souffrant de dénutrition ?</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2017 16:00:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Tous pour un]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[dénutrition]]></category>
		<category><![CDATA[pathologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dénutrition est une pathologie caractérisée par une réduction excessive des apports énergétiques journaliers, conduisant à une perte de poids &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/">Pourquoi la France compte encore 2 millions de personnes souffrant de dénutrition ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La dénutrition est une pathologie caractérisée par une réduction excessive des apports énergétiques journaliers, conduisant à une perte de poids (masse grasse et masse maigre). Elle est souvent associée aux pays en voie de développement, où la famine prédomine. Mais elle touche également les pays les plus développés comme la France, où la dénutrition est une pathologie souvent méconnue et mal prise en charge.</p>
<h2>La dénutrition concerne un grand nombre d’entre nous !</h2>
<p>La dénutrition concerne les personnes qui perdent rapidement du poids, et/ou qui s’alimentent peu. On pense tout de suite aux personnes anorexiques, mais elle concerne également les personnes obèses qui ont subi une chirurgie bariatrique (perte de masse grasse et maigre très importante, trop rapidement), ainsi que nos seniors.</p>
<p>Elle concerne enfin les personnes malades dont le traitement affecte le lien avec l’alimentation (par exemple la chimio-thérapie pour les malades atteints de cancer). Dès lors que la personne perd plus de 15% de son poids en quelques semaines, on parle de dénutrition.</p>
<h3>5 autres signes qui sont associés à cette perte de poids</h3>
<p><span style="color: #ffcc00;">1</span> &#8211; Hypothermie</p>
<p><span style="color: #ffcc00;">2</span> &#8211; Altérations de la peau (peau sèche, cheveux cassants)</p>
<p><span style="color: #ffcc00;">3</span> &#8211; Hypotension</p>
<p><span style="color: #ffcc00;">4</span> &#8211; Troubles du comportement</p>
<p><span style="color: #ffcc00;">5</span> &#8211; Perte d’appétit</p>
<h3>La dénutrition touche, selon la Haute Autorité de Santé (2007)</h3>
<p>&#8211; 4 à 10% des personnes âgées vivant à domicile.<br />
&#8211; 15 à 38% des personnes vivant en institution (maison de retraite, EHPAD…).<br />
&#8211; Jusqu’à 70% des personnes âgées hospitalisées.</p>
<p>En France, c’est plus de  2 millions de personnes qui souffriraient de dénutrition.</p>
<h2>Aucune politique de santé publique au sujet de la dénutrition</h2>
<p>Alors que le gouvernement annonçait récemment une <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/05/le-budget-de-la-securite-sociale-vos-surprises-sante-pour-2018/" target="_blank" rel="noopener">hausse du plafond du forfait hospitalier de 18 à 20 euros</a>, ces 2 euros de différence auraient pu servir à la prise en charge de la dénutrition. Mais il n’en est rien, comme le rapporte Eric Fontaine, Président de la <a href="https://www.sfnep.org" target="_blank" rel="noopener">Société Francophone de Nutrition Clinique et Métabolisme</a>.</p>
<p>Les 2 euros de différence, c’est plus pour des raisons budgétaires que pour des raisons sanitaires, alors que la dénutrition entraîne des coûts importants : diminution des défenses immunitaires, ralentissement de la cicatrisation, diminution de la qualité de vie, et traitements de soins moins efficaces.</p>
<p>L’un des axes prioritaires proposés par le ministère de la santé pour 2018-2022 est la « pertinence et la qualité de soin ». Mais la dénutrition n’entre pas dans cet axe, c’est là tout un paradoxe.</p>
<h2>Mieux former et mieux informer les professionnels de santé de la dénutrition</h2>
<p>Si 89% des médecins considèrent la dénutrition comme un enjeu de santé publique, seuls 50% des médecins ont été formés à la dépister. Savoir la dépister serait une première étape pour guérir et prévenir cette pathologie.</p>
<p>De nombreux acteurs peuvent la détecter : médecins, infirmiers, diététiciens, pharmaciens. Poser quelques questions simples et ciblées est une première étape pour déceler cette pathologie.</p>
<p>Des tests complémentaires peuvent être effectués pour confirmer le diagnostic (dosage de l’albumine sanguine, questionnaire <a href="http://www.mna-elderly.com/forms/MNA_french.pdf" target="_blank" rel="noopener">Mini Nutritional Assessment </a>ou MNA, mesure de l’IMC, etc…).</p>
<h2>Les obèses dénutris souvent oubliés</h2>
<p>Dans l’esprit collectif, on associe la dénutrition à des personnes maigres. Dénutrition et obésité ne font pas bon ménage. Et pourtant ! L’obésité peut cacher la dénutrition, ce qui peut avoir des effets néfastes pour le malade. L’obésité demande en effet une vigilance encore plus importante.</p>
<h3>5 situations peuvent expliquer cet état de dénutrition chez la personne obèse</h3>
<p><span style="color: #ffcc00;">1</span> &#8211; en situation d’agression, de stress (infection, traumatisme, période chirurgie) : par exemple pour des personnes ayant subi une chirurgie digestive.</p>
<p><span style="color: #ffcc00;">2</span> &#8211; en cas de pathologie digestive chronique, d’insuffisance rénale, de bronchopathie chronique.</p>
<p><span style="color: #ffcc00;">3</span> &#8211; en situation de précarité économique et sociale : une alimentation pauvre en protéines peut induire une dénutrition chez la personne obèse.</p>
<p><span style="color: #ffcc00;">4</span> &#8211; un mauvais état bucco-dentaire ou un trouble de la déglutition, limitant cette consommation de protéines.</p>
<p><span style="color: #ffcc00;">5</span> &#8211; après chirurgie de l’obésité, surtout à la suite d’interventions créant une malabsorption (typiquement les by-pass) mais également après pose d’anneau gastrique ou d’une gastrectomie en manchon (sleeve).</p>
<p>Il n’y a pas encore de consensus sur une valeur de perte de poids alarmante concernant la personne obèse dénutrie.</p>
<p>Une perte de poids chez la personne obèse est souvent souhaitée, mais les recommandations restent les mêmes : ne pas perdre de poids trop rapidement, non seulement du fait du risque de rebond et d’induction de troubles du comportement alimentaire réactionnels, mais également du fait du risque de dénutrition.</p>
<h3>Sources</h3>
<p>&#8211; <a href="http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/brochure_denutrition.pdf" target="_blank" rel="noopener">http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/brochure_denutrition.pdf<br />
</a>&#8211; <a href="http://www.delical.fr/nutrition-clinique/nutrition-orale/le-role-partenaires-sante" target="_blank" rel="noopener">http://www.delical.fr/nutrition-clinique/nutrition-orale/le-role-partenaires-sante<br />
</a>&#8211; <a href="https://www.nutrisens.com/denutrition/" target="_blank" rel="noopener">https://www.nutrisens.com/denutrition/<br />
</a>&#8211; <a href="http://www.huffingtonpost.fr/ric-fontaine/en-france-on-ne-veut-pas-voir-que-la-denutrition-tue-toujours_a_23293840/" target="_blank" rel="noopener">http://www.huffingtonpost.fr/ric-fontaine/en-france-on-ne-veut-pas-voir-que-la-denutrition-tue-toujours_a_23293840/</a></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/tous-pour-un/2017/12/07/pourquoi-la-france-compte-encore-2-millions-de-personnes-souffrant-de-denutrition/">Pourquoi la France compte encore 2 millions de personnes souffrant de dénutrition ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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