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	<title>VIH &#8211; Le Quotidien du Patient</title>
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	<description>S&#039;intéresser aux problèmes du quotidien des patients !</description>
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	<title>VIH &#8211; Le Quotidien du Patient</title>
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	<item>
		<title>Don du sang : pourquoi moins de donneurs que de receveurs potentiels ?</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/09/17/don-du-sang-pourquoi-moins-de-donneurs-que-de-receveurs-potentiels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Sep 2018 06:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Tous pour un]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Geste simple, le don de sang sauve des vies. Cependant, l&#8217;ensemble de la population ne peut pas donner son sang. &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/09/17/don-du-sang-pourquoi-moins-de-donneurs-que-de-receveurs-potentiels/">Don du sang : pourquoi moins de donneurs que de receveurs potentiels ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Geste simple, le don de sang sauve des vies. Cependant, l&rsquo;ensemble de la population ne peut pas donner son sang. Pourquoi ? Y-a-t-il des critères ? En revanche, tout le monde, au moins une fois dans sa vie, peut en avoir besoin : accouchement difficile, accident, anémie&#8230; Dans le cas de certaines maladies, le sang peut même faire partie du traitement. Explications.</p>
<h2>Avant le don du sang&#8230;</h2>
<p>Le sang est composé à 55 % de plasma (partie liquide qui sert à transporter les trois principaux éléments sanguins) et à 45 % d’éléments sanguins (globules rouges, globules blancs et plaquettes).</p>
<p>Quand on donne son sang, celui-ci est transformé et décomposé en produits labiles pour être ensuite donnés aux receveurs.</p>
<h2>La centrifugation</h2>
<p>La centrifugation consiste à séparer les globules rouges du plasma. Après la centrifugation, les globules rouges se déposent au fond de la poche de prélèvement. Le plasma reste en surface : il contient les globules blancs et les plaquettes.</p>
<p>Ce plasma est transvasé dans un des sacs satellites. On en élimine les globules blancs pour réduire le risque de réaction transfusionnelle. Le plasma est ensuite centrifugé pour en extraire les plaquettes.</p>
<p>Les globules rouges sont enrichies d’une solution nourricière, le culot globulaire.</p>
<figure id="attachment_11414" aria-describedby="caption-attachment-11414" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-11414" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/09/shutterstock_743080408.jpg" alt="La centrifugation" width="640" height="336" srcset="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/09/shutterstock_743080408.jpg 640w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/09/shutterstock_743080408-360x189.jpg 360w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-11414" class="wp-caption-text">La centrifugation</figcaption></figure>
<h2>Les 4 composants sanguins</h2>
<p>À la suite de la séquence de transformation du sang total, on se retrouve donc avec quatre composants sanguins : le plasma, les plaquettes, les globules rouges (culot globulaire) et le cryoprécipité, obtenu en congelant et en décongelant le plasma.</p>
<p>Ces quatre composants périssables constituent ce qu’on appelle les produits sanguins labiles. C’est ce que reçoivent les patients en fonction de leurs pathologies.</p>
<p>Certains ont besoin de plasma, d&rsquo;autres de plaquettes, alors que d&rsquo;autres requièrent des culots globulaires (globules rouges). La transformation du sang permet ainsi au malade de recevoir uniquement les composants dont il a besoin.</p>
<h2>Quel composant du sang pour quelle pathologie ?</h2>
<p>Les globules rouges : accidents de la route, interventions chirurgicales (en particulier orthopédie), anémies.Les plaquettes (pour simplifier, c’est le coagulant) : afin d’éviter l’hémorragie en cas d’hémorragie massive, de leucémie ou de cancer.<br />
Le plasma (riche en facteurs coagulants) : brûlures, état de choc.<br />
Le cryoprécipité : hémophilie, maladies du sang.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dp4coXsMsQ"><p><a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/04/06/decouvrez-comment-dire-adieu-a-lanemie-grace-a-4-conseils-du-quotidien/">Découvrez comment dire adieu à l&rsquo;anémie grâce à 4 conseils du quotidien</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Découvrez comment dire adieu à l&rsquo;anémie grâce à 4 conseils du quotidien » &#8212; Le Quotidien du Patient" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/demain/medecine/2018/04/06/decouvrez-comment-dire-adieu-a-lanemie-grace-a-4-conseils-du-quotidien/embed/#?secret=avWKXZtz6L#?secret=dp4coXsMsQ" data-secret="dp4coXsMsQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2>Qui peut donner son sang ?</h2>
<h3>Presque tout le monde :</h3>
<p>– Selon l’Etablissement français du sang (EFS), « toute personne âgée de 18 à 70 ans, qui pèse plus de 50 kg et qui est reconnue apte suite à l’entretien « prédon », peut donner son sang. Après 60 ans, le premier don est soumis à l’appréciation d’un médecin de l&rsquo;EFS ».</p>
<p>– Selon le sexe, les conditions sont différentes. « Les hommes peuvent donner jusqu’à 6 fois par an et les femmes jusqu’à 4 fois. » Pour tous, une condition est obligatoire : « Entre deux dons de sang, il faut respecter un délai de 8 semaines minimum. »</p>
<p>– À savoir : les personnes sous protection légales (tutelles, etc.) ne sont pas autorisées à donner leur sang.</p>
<p>– Les traitements contre l&rsquo;hypertension et le cholestérol ne sont pas un obstacle au don.</p>
<p>– La prise d’antibiotiques ou de corticoïdes non plus. Il convient juste d&rsquo;attendre un délai de 2 semaines après la prise du dernier cachet.</p>
<h3>&#8230; sauf :</h3>
<p>– certains traitements contre l’acné (médicament du type Roaccutane) ; utilisant des hormones de croissance (prises avant 1989) ; contre les troubles de la prostate, la chute de cheveux ou encore le psoriasis.</p>
<p>– si vous êtes insulinodépendants ;</p>
<p>– si vous présentez un cumul de facteurs de risque cardiovasculaire (diabète-cholestérol-hypertension).</p>
<h2>Qui n&rsquo;est pas autoriser à être un donneur ?</h2>
<p>Toute personne ayant :<br />
– une infection active transmissible par le sang (hépatites virales, syphilis, VIH&#8230;)<br />
– une infection ou une fièvre de plus de 38°C datant de moins de 2 semaines<br />
– une anémie ;<br />
– un antécédent de paludisme (jusqu’à 3 ans après la dernière crise) ;<br />
– reçu un vaccin datant de moins de 4 semaines (BCG, fièvre jaune, rougeole, rubéole, oreillons) ;<br />
– eu un contact récent avec un malade contagieux (le délai varie alors selon la période d’incubation) ;<br />
– subit une intervention chirurgicale ou un examen endoscopique dans les 4 derniers mois ;<br />
– eu un soin dentaire (risque de passage de bactéries dans le sang). Le délai varie de 24 heures après le traitement d’une carie ou un détartrage à une semaine après une extraction dentaire ou un traitement de racine.</p>
<h2>Ces pratiques personnelles qui vous excluent du don de sang</h2>
<p>En effet, certaines pratiques personnelles peuvent donner lieu également à une exclusion de don.</p>
<p>– En premier lieu, si vous avez pris des drogues par voie intraveineuse ou intramusculaire. – Ensuite, si vous venez de vous faire tatouer, de vous faire poser un piercing ou percer les oreilles ; si vous avez eu recours à une séance d’acupuncture (surtout si les aiguilles ne sont pas personnelles ou à usage unique) ou de mésothérapie, moins de 4 mois avant un don de sang.</p>
<p>Par ailleurs, certaines habitudes sexuelles sont également sujet à refus. Par exemple, la pratique de relations sexuelles dîtes à risques avec des hommes (plusieurs partenaires, partenaires à risques.)</p>
<p>À savoir : ceci ne s’applique pas aux femmes ayant uniquement des relations avec des femmes.</p>
<h2>Les destinations à risque</h2>
<p>– Tout séjour en Grande-Bretagne entre 1980 et 1996 afin d’éviter la propagation de la<br />
« vache folle ».<br />
– Les voyages dans les pays où peuvent sévir certaines maladies (Tropiques, Amérique Latine, Proche et Moyen-Orient…) dans un délai qui peut varier de 1 à 4 mois selon le pays visité.</p>
<p>Dans tous les cas, chaque don est précédé d’un entretien personnel et confidentiel avec un professionnel qui autorise ou refuse le don de sang.</p>
<p><a href="https://www.ints.fr/SangTransfQuiTransf.aspx" target="_blank" rel="noopener">Institut National de la Transfusion Sanguine</a><br />
<a href="https://dondesang.efs.sante.fr/qui-peut-donner-les-contre-indications/tout-savoir-sur-les-contre-indications" target="_blank" rel="noopener">Etablissement Français du Sang : Don du sang</a></p>
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		<item>
		<title>Non, on ne guérit pas du sida !</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/01/le-sida-en-4-chiffres/</link>
					<comments>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/01/le-sida-en-4-chiffres/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 16:30:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
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		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Maladies chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le virus du sida en 4 chiffres en France 25 000 C&#8217;est le nombre de personnes qui ne savent pas &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/01/le-sida-en-4-chiffres/">Non, on ne guérit pas du sida !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Le virus du <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/01/sida-et-cinema-de-philadelphia-a-120-battements-par-minute/" target="_blank" rel="noopener">sida</a> en 4 chiffres en France</h2>
<h3><span style="color: #ff0000;">25 000</span></h3>
<p>C&rsquo;est le nombre de personnes qui ne savent pas encore qu&rsquo;elles sont séropositives.</p>
<h3><span style="color: #ff0000;">6 000</span></h3>
<p>C&rsquo;est le nombre de personnes qui ont découvert leur <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/01/vih-une-alimentation-a-surveiller/" target="_blank" rel="noopener">séropositivité</a> dont plus de 1500 à un stade avancé en France en 2017.</p>
<h3><span style="color: #ff0000;">5 %</span></h3>
<p>C&rsquo;est le pourcentage de baisse du nombre de découvertes de séropositivité en France entre 2013 et 2016.</p>
<h3 class="gmail_default"><span style="color: #ff0000;">4</span></h3>
<p>C&rsquo;est le nombre de techniques de dépistage dont 2 immédiates, gratuites et anonymes.</p>
<h2 class="gmail_default">N&rsquo;attendez pas : faites un dépistage !</h2>
<div class="gmail_default">
<p>&#8211; Gratuit, anonyme et sans rendez-vous : test dans un CeGIDD (centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic du VIH, des hépatites et des IST)</p>
<p>&#8211; Gratuit, anonyme et rapide : proposé par les acteurs associatifs, le TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) permet d&rsquo;être accompagné par des chargés de prévention formés.</p>
<p>&#8211; Rapide : l<a href="http://sante.lefigaro.fr/article/plus-de-100-000-autotests-vih-vendus-en-un-an/" target="_blank" rel="noopener">’</a><a href="http://sante.lefigaro.fr/article/plus-de-100-000-autotests-vih-vendus-en-un-an/" target="_blank" rel="noopener"><b>autotest</b></a><b> </b>est en vente en pharmacie.</p>
<p>&#8211; Prescrit : le test réalisé dans un laboratoire d’analyses médicales, remboursé sur ordonnance médicale.</p>
</div>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/01/le-sida-en-4-chiffres/">Non, on ne guérit pas du sida !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sida et cinéma : de Philadelphia à 120 battements par minute</title>
		<link>https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/cinema/2017/12/01/sida-et-cinema-de-philadelphia-a-120-battements-par-minute/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2017 15:14:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Au vert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vingt-trois ans après Tom Hanks dans Philadelphia, 120 battements par minute de Robin Campillo met en scène le sida. À &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/cinema/2017/12/01/sida-et-cinema-de-philadelphia-a-120-battements-par-minute/">Sida et cinéma : de Philadelphia à 120 battements par minute</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vingt-trois ans après Tom Hanks dans <i>Philadelphia</i>, <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=245592.html"><i>120 battements par minute</i></a> de Robin Campillo met en scène le sida. À l’écran, dans l’œil du spectateur, quel chemin parcouru ?</p>
<p>Quand le réalisateur Jonathan Demme, auréolé du triomphe du <i>Silence des agneaux</i>, propose aux studios hollywoodiens ce qui allait devenir <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=9432.html"><i>Philadelphia</i></a>, il se voit répondre qu’une dizaine de scénarios sont déjà en développement « sur le sujet ». Tous, sans exception, s’apprêtent à mettre en scène un hétérosexuel qui contracte la maladie.</p>
<h2><b>Le Visage du Virus</b></h2>
<p>Nous sommes en 1993. Le sida a désormais un nom. Il n’a pas de remède. Et pour beaucoup d’entre nous, il n’a pas de visage. <i>Philadelphia</i> tape fort. Le jeune avocat gay, viré de son cabinet pour cause de sida, pourrait être notre voisin de palier. Le visage angélique de Tom Hanks, son sourire en coin, son charme juvénile, vont se décomposer sous nos yeux.</p>
<figure id="attachment_2045" aria-describedby="caption-attachment-2045" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-2045 size-full" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/Philadelphia-2-sur-le-tournage.jpg" alt="Sida et cinéma : Philadelphia" width="700" height="527" srcset="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/Philadelphia-2-sur-le-tournage.jpg 700w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/Philadelphia-2-sur-le-tournage-300x226.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption id="caption-attachment-2045" class="wp-caption-text">© Allstar/Columbia TriStar</figcaption></figure>
<p>Mais la clef du film, c’est le personnage interprété par Denzel Washington. Homophobe par ignorance, homophobe parce que « normal ». Terrorisé à l’idée d’avoir pu contracter le virus en serrant la main de Tom Hanks. Son évolution vers l’empathie, vers l’affection même, entraîne celle du spectateur.</p>
<p>Le cinéma ne change pas la société. Le cinéma change le regard. Il ne transmet pas l’information, il fait avancer la compréhension. Alors, en vingt-trois ans, le cinéma a-t-il fait son boulot ? Notre regard a-t-il changé ?</p>
<p><i>120 battements par minute</i> (« 120 BPM ») met en scène Act Up, un petit groupe de militants, souvent atteints de la <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/01/vih-une-alimentation-a-surveiller/" target="_blank" rel="noopener">maladie</a>, qui a choisi l’action violente et médiatique pour éveiller les consciences. L’époque est la même : le début des années 90.</p>
<figure id="attachment_2054" aria-describedby="caption-attachment-2054" style="width: 1600px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2054 size-full" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/120-BPM-1.jpg" alt="Sida et cinéma : 120 BPM" width="1600" height="1067" srcset="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/120-BPM-1.jpg 1600w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/120-BPM-1-300x200.jpg 300w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/120-BPM-1-768x512.jpg 768w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/120-BPM-1-1024x683.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /><figcaption id="caption-attachment-2054" class="wp-caption-text">© Céline Nieszawer/Memento Films Distribution</figcaption></figure>
<h2>Profession : Séropo</h2>
<p>C’est quasiment le seul point commun. Aujourd’hui, semble dire le film de Campillo, on n’a plus besoin du personnage de Denzel, l’hétéro bourré de préjugés, pour guider le spectateur. Mieux : on n’a plus besoin de Tom Hanks non plus ! Le type attachant, bon collègue et bon fils, laisse la place au personnage de Sean (Nahuel Pérez Biscayart), adorable tête à claques, volatile feu follet. Inutile d’en faire un brillant avocat d’un grand cabinet : « Moi, dans la vie, je suis séropo ».</p>
<p><i>120 BPM</i> déplace le curseur sur tous les sujets ou presque. Face à l’ignorance de Denzel Washington qui fuit plutôt que de se faire dépister, les militants d’Act Up dévorent les publications médicales au point de tenir tête à un patron de labo. C’est le début d’un âge où le patient en sait autant, voire davantage, que son médecin.</p>
<p>Là où Tom Hanks vivait une grande histoire d’amour avec Antonio Banderas, Sean va mettre du temps à accepter Nathan dans sa vie. Et quand le scénariste de <i>Philadelphia</i> reconnaissait volontiers avoir raté la scène montrant les amoureux au lit (elle a fini dans la poubelle de la salle de montage), les scènes de sexe de <i>120 BPM</i> rythment l’évolution du film, du militantisme à la maladie, à la mort, et à la vie qui continue.</p>
<figure id="attachment_2056" aria-describedby="caption-attachment-2056" style="width: 1225px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-2056 size-full" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/Philadelphia-1.jpg" alt="Sida et cinéma : Philadelphia" width="1225" height="735" srcset="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/Philadelphia-1.jpg 1225w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/Philadelphia-1-300x180.jpg 300w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/Philadelphia-1-768x461.jpg 768w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2017/12/Philadelphia-1-1024x614.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 1225px) 100vw, 1225px" /><figcaption id="caption-attachment-2056" class="wp-caption-text">© Allstar/Columbia TriStar</figcaption></figure>
<p>Enfin, à la solitude de l’avocat malade, entouré seulement d’une famille trop belle pour être vraie, Campillo oppose la communauté qui se serre les coudes. L’une des grandes scènes du film voit les copains débarquer un à un autour de la dépouille – et discuter, avec la maman du défunt, du coup d’éclat qui utilisera ses cendres.</p>
<h2><b>Humour rance</b></h2>
<p>Alors sans doute, le temps a passé et le spectateur accepte des personnages plus réalistes, un discours plus cru. Mais tout de même&#8230;</p>
<p>C’était il y a combien de décennies, cette émission TV où un animateur chéri des Français se fit passer pour gay lors d’une imposture téléphonique et trouva hilarant de « outer » ses victimes à l’antenne ?</p>
<p>C’était il y a combien de siècles, ces types bien propres sur eux qui, menacés dans leur virilité par un bout de pellicule, aspergèrent de lacrymos les spectateurs venus découvrir <i>Son Frère</i> (1998) de Patrice Chéreau ?</p>
<p>Combien de millénaires que Kev Adams, dans <i>Gangsterdam</i> (2017), non content de cautionner le viol et la torture, déversait son humour rance en mode homophobie de vestiaire ?</p>
<p>Le cinéma nous renseigne sur la fracture sociale. La partie du public qui s’informe est de mieux en mieux informée. L’information est de plus en plus accessible. Mais ceux qui se contentent de clichés et d’une « information » en 140 caractères, en particulier les plus jeunes, n’avancent pas. Ils font écho aux <a href="http://vih.org/20171128/chiffres-tristes-et-reel-besoin-dinnovation-en-depistage-et-prevention-diversifiee/139777">mauvais chiffres de Santé Publique France</a> pour 2017 : pas moins de séropos, pas plus de dépistages.</p>
<p>Non, l’épidémie n’appartient pas au passé. Oui, être infecté, aujourd’hui comme hier, c’est facile, c’est pas cher et <a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/01/le-sida-en-4-chiffres/" target="_blank" rel="noopener">ça peut vous tomber dessus</a>. Le cinéma ne transmet pas l’information, il fait avancer la compréhension. On attend avec impatience le film qui dira aux jeunes, aux femmes, aux étrangers, qu’il est l’heure d’ouvrir les yeux.</p>
<p><i>120 battements par minute</i>, de Robin Campillo : sortie DVD, Blu-ray et iTunes le 23 décembre 2017, Memento Films Distribution</p>
<p><i>Philadelphia</i>, de Jonathan Demme : DVD et Blu-ray, Columbia TriStar</p>
<h3>Sources</h3>
<p>&#8211; 120 BPM : <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=245592.html">http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=245592.html<br />
</a>&#8211; Philadelphia : <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=9432.html">http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=9432.html</a><br />
&#8211; Chiffres de Santé Publique France : <a href="http://vih.org/20171128/chiffres-tristes-et-reel-besoin-dinnovation-en-depistage-et-prevention-diversifiee/139777">http://vih.org/20171128/chiffres-tristes-et-reel-besoin-dinnovation-en-depistage-et-prevention-diversifiee/139777</a></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/cinema/2017/12/01/sida-et-cinema-de-philadelphia-a-120-battements-par-minute/">Sida et cinéma : de Philadelphia à 120 battements par minute</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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