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	<title>soignant &#8211; Le Quotidien du Patient</title>
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	<description>S&#039;intéresser aux problèmes du quotidien des patients !</description>
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		<title>François Chevet, Prendre soin. Le kiné au nom prédestiné</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jun 2018 10:00:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Et puis, parmi le personnel soignant d’un centre de rééducation, il y a les kinés… Bien sûr, ils ont une &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2018/06/29/francois-chevet-prendre-soin-le-kine-au-nom-predestine/">François Chevet, Prendre soin. Le kiné au nom prédestiné</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Et puis, parmi le personnel soignant d’un centre de rééducation, il y a les kinés… Bien sûr, ils ont une blouse blanche mais ils font moins peur que les médecins. Kiné, ça rime avec progrès. » écrit Grand Corps Malade en parlant de François Chevet, auteur de <em>Prendre soin</em>.</p>
<figure id="attachment_9156" aria-describedby="caption-attachment-9156" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-9156" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/images-699x1024.jpeg" alt="Prendre soi, récit de François Chevet." width="640" height="938" srcset="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/images-699x1024.jpeg 699w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/images-246x360.jpeg 246w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/images.jpeg 737w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-9156" class="wp-caption-text">Prendre soi, récit de François Chevet.</figcaption></figure>
<h2>Prendre soin, c’est ma vie !</h2>
<p>Cette formule résonne comme une promesse et résume un formidable engagement. Des quinze premières années de vie professionnelle, François Chevet, kinésithérapeute au centre de réadaptation de Coubert, a voulu témoigner.</p>
<figure id="attachment_9168" aria-describedby="caption-attachment-9168" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-9168" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/Fotolia_69630724_Subscription_XXL.jpg" alt="Le signe visible du handicap" width="640" height="427" srcset="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/Fotolia_69630724_Subscription_XXL.jpg 640w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/Fotolia_69630724_Subscription_XXL-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-9168" class="wp-caption-text">Le signe visible du handicap</figcaption></figure>
<p>« Le passage en centre de rééducation est un moment charnière, difficile, où il s’agit de faire le deuil de sa vie passée, et d’apprendre à vivre avec un corps qui ne fonctionne plus comme avant. Médecins, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, infirmiers mais aussi orthophonistes, psychologues, moniteurs de sports qui accompagnent ce processus sont comme des brancardiers sur un champ de bataille. Non pas en première ligne, mais au plus près des soldats tombés au front. »</p>
<h2>L’orientation, elle vient comme une vocation et un accomplissement.</h2>
<p>De l’humanité, profonde, aux compétences techniques, indispensables, le kiné doit être pourvu. « Il doit expliquer, être doux, délicat et respectueux. Il doit prendre soin et avoir de l’empathie  confesse François Chevet.</p>
<p>La préface de Grand Corps Malade et la postface de Michaël Jérémiaz confirment ce que le lecteur pressentait : François Chevet n’est pas un kiné comme les autres. Il est de ceux que chacun souhaite au chevet d’un proche, grand blessé du système nerveux central : paraplégique, hémiplégique, traumatisé crânien…</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">A lire aussi : </span></strong><span style="color: #ff6600;"><a style="color: #ff6600;" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/12/05/le-handicap-lecole-de-la-patience/" target="_blank" rel="noopener">Patients, le roman de Grand Corps Malade</a></span></p>
<p>Il est de ceux qui font de la relation soignant-soigné une longue parenthèse (les soignés passent souvent près d&rsquo;un an en rééducation), un moment de partage, un passage, une traversée. Et le lecteur, saisi par l’impudeur et envahi par l’émotion, en vient presque à envier ce lien, si particulier, à la fois neutre et intime, dramatique et plein d’humour (noir) qui se tisse entre eux.</p>
<h2>Il n&rsquo;y a pas de soignant sans soigné mais&#8230;</h2>
<p>&#8230;il n&rsquo;y a pas de soignant sans moyen et sans reconnaissance. « Il avait toujours une oreille où je pouvais déverser mes malheurs, mes angoisses de mec, mes espoirs aussi » confie Michaël Jérémiaz. Le soignant devient le confident, le seul à qui le soigné ose raconter, questionner&#8230; Il est tout à la fois, le frère &#8211; la soeur &#8211; la femme &#8211; le compagnon.</p>
<figure id="attachment_9167" aria-describedby="caption-attachment-9167" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-9167" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/Fotolia_180827605_Subscription_XXL.jpg" alt="Retrouver le chemin de l'espoir" width="640" height="427" srcset="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/Fotolia_180827605_Subscription_XXL.jpg 640w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/06/Fotolia_180827605_Subscription_XXL-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-9167" class="wp-caption-text">Retrouver le chemin de l&rsquo;espoir</figcaption></figure>
<p>Et pourtant&#8230; François Chevet a quitté l&rsquo;institution. « La souffrance du soignant, dont on parle beaucoup ces derniers temps, n&rsquo;est pas dans sa relation avec le patient, elle prend sa source dans les fiches de poste, de notation ou de statistiques à remplir. L&rsquo;architecture pesante détruit la part d&rsquo;humanité dans le temps de soin » écrit-il.</p>
<p>Gageons que malgré les difficultés et le manque de moyen, d&rsquo;autres vocations émergeront. D&rsquo;autres François Chevet continueront à faire leur travail avec savoir-faire et bienveillance.</p>
<p><em><a href="https://livre.fnac.com/a11264383/Francois-Chevet-Prendre-soin" target="_blank" rel="noopener">Prendre soin</a></em>, François Chevet. <a href="http://www.donquichotte-editions.com" target="_blank" rel="noopener">Editions Don Quichotte</a>, 16 euros.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chambre simple : enfin le roman du patient !</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Feb 2018 19:16:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le lecteur plonge dans une atmosphère lourde, au beau milieu d&#8217;un hôpital, et découvre le quotidien et les méandres de &#8230; </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/02/12/chambre-simple-le-roman-par-le-patient-pour-le-patient/">Chambre simple : enfin le roman du patient !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le lecteur plonge dans une atmosphère lourde, au beau milieu d&rsquo;un hôpital, et découvre le quotidien et les méandres de l&rsquo;âme d&rsquo;un patient cloué à son lit d&rsquo;hôpital. Un roman polyphonique où s&#8217;embrassent des pensées et se croisent des destins, soignants et soignés, piégés entre ces murs blancs. C&rsquo;est le dernier bijou que signe Jérôme Lambert, <em>Chambre Simple</em>.</p>
<h2>Dans une chambre d&rsquo;hôpital</h2>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-4810" src="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/02/PLAT1-avec-BANDE.jpg" alt="Chambre simple : un roman écrit pour le patient, par un patient" width="795" height="1090" srcset="https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/02/PLAT1-avec-BANDE.jpg 795w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/02/PLAT1-avec-BANDE-219x300.jpg 219w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/02/PLAT1-avec-BANDE-768x1053.jpg 768w, https://le-quotidien-du-patient.fr/wp-content/uploads/2018/02/PLAT1-avec-BANDE-747x1024.jpg 747w" sizes="auto, (max-width: 795px) 100vw, 795px" /></p>
<p>Julien souffre d&rsquo;épilepsie. Un mal crescendo qui dirige son quotidien et ses incessants allers-retours à l&rsquo;<a href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/2017/11/09/silence-on-braque-un-hopital/" target="_blank" rel="noopener">hôpital</a>. Julien, qu&rsquo;on connaît davantage comme « <em>le patient</em> », a fait une lourde chute, et se voit contraint de faire de cet hôpital sa résidence principale. La maladie est démythifiée et exposée au lecteur qui découvre les symptômes des crises d&rsquo;épilepsie du héros, « <em>le premier signe est un vacillement léger et euphorisant. Comme un shot d&rsquo;alcool blanc avalé à jeun ou une grosse taffe d&rsquo;herbe au réveil</em>. » Puis vient la crise, et « <em>les pulsations augmentent, plus longues, plus diffuses </em><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">[…]</span><em> plus violentes et plus rapprochées. Plus aucun neurone n&rsquo;est disponible</em>. »</p>
<h3>Des maux partagés</h3>
<p>Mais le quotidien de Julien n&rsquo;est pas uniquement celui d&rsquo;un épileptique, mais de tout patient. Nul n&rsquo;ignore qu&rsquo;après une admission aux urgences «<em> viendront l&rsquo;enquête médicale, les investigations, les tests en série, examens, prélèvements, injections, câbles et électrodes, questionnaires à noircir</em>, <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">[…]</span> <em>venir et revenir, être vidé, être rempli, ausculté, scanné, en slip, seul et grotesque sur les machines en métal glacées, allongé, debout dos droit, dos rond, fixer les diodes et retenir son souffle</em>. » C&rsquo;est là un véritable coup de maître de l&rsquo;auteur qui, en choisissant de conserver l&rsquo;anonymat du protagoniste, universalise son mal, pour que chaque malade puisse se reconnaître dans « <em>l&rsquo;allongé</em> ».</p>
<h3>Voir le monde allongé</h3>
<p>Le patient est là, las d&rsquo;attendre, de se soumettre sans cesses à de nouvelles analyses. Ses rêves le conduisent à un ailleurs, un éden auquel il semble devoir renoncer :</p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;">« <em>Être allongé, c&rsquo;est quelque chose tout de même. Personne n&rsquo;en parle, personne ne dit le trauma. Impuissant et passif, voir le monde de son lit, à l&rsquo;horizontale, perspective nulle, ligne de fuite zéro, écrasement total. Du plafond, l&rsquo;angoisse prend tout son temps pour vous tomber dessus et vous mettre à sa merci</em>. »</span></h4>
<h2>Le patient, entre anonymat et soumission</h2>
<p>Dès son admission à l&rsquo;hôpital, Julien n&rsquo;est plus. Son identité est niée tant la dépersonnalisation est totale, brutale ; « <em>l&rsquo;hôpital retire tout. Les vêtements, les bijoux, l&rsquo;envie, le rire, le sexe, tout fuit de minute en minute</em>. » Son individualité se perd dès sa blouse enfilée, il fait désormais partie des allongés. L&rsquo;hôpital est ce monstre qui aspire les âmes, ce cauchemar qui hante les nuits de patients en sursis, ce territoire étranger où vous n&rsquo;êtes plus qu&rsquo;un numéro, ce lieu où se concentrent les maux, peints par l&rsquo;auteur avec une justesse déstabilisante.</p>
<p>Dès l&rsquo;instant où <em>le patient </em>enfile cette blouse avec laquelle il ne fait plus qu&rsquo;un, son destin ne lui appartient plus, il est entre les mains de la médecine, « <em>s&rsquo;il restait quoi que ce soit, quelque force, quelque velléité, tout fini recouvert sous la chimie des médicaments et le maillage étroit de l&rsquo;asservissement</em>. » Nous, lecteurs, oublions tout pour n&rsquo;être plus qu&rsquo;avec Julien, dans cette chambre aseptisée où les âmes passent sans laisser aucune trace. Nous devenons <em>le patient</em>.</p>
<p>Jérome Lambert, <em>Chambre Simple</em>, <a href="https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/chambre-simple/" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;Iconoclaste</a>, 2018, 200 pages, 18 €. Disponible sur le site de la <a href="https://livre.fnac.com/a11064782/Jerome-Lambert-Chambre-simple" target="_blank" rel="noopener">Fnac</a>.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr/article/au-vert/culture/livres/2018/02/12/chambre-simple-le-roman-par-le-patient-pour-le-patient/">Chambre simple : enfin le roman du patient !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://le-quotidien-du-patient.fr">Le Quotidien du Patient</a>.</p>
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