Sécurité sociale, comment va la santé des Français ?

Sécurité sociale, comment va la santé des Français ?

Début juillet, l’Assurance Maladie a publié son rapport Charges et produits pour l’année 2019 avec notamment le détail des pathologies dont souffrent les Français. Ce rapport est fondé sur les « données de remboursement de plus de 57 millions de bénéficiaires du régime général ». Alors, comment va la santé des Français ? Petit tour d’horizon.

Comment va la santé des Français ?

La population française vieillit, les dépenses de santé augmentent de 11 % et passent de 112 à 137 milliards d’euros. Fait notable, ce sont les hospitalisations ponctuelles qui font partie des postes de dépenses les plus importants (23 %), viennent ensuite les maladies psychiatriques (15 %) et les cancers (11 %).

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Le diabète et le sucre ajouté dans les DOM

Sur les 3 159 600 diabétiques français, les cas les plus nombreux sont dans les départements d’outre-mer (DOM). Rappelons que les départements d’outre-mer ont été victimes du sucre. Jusqu’à ce qu’un arrêté de mai 2016 interdise la distribution des produits excessivement sucrés dans ces départements et dans les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. Le député de Guadeloupe Victorin Lurel affirmait alors que « plusieurs études scientifiques montraient la nécessité de réguler la teneur en sucres des produits locaux, et singulièrement les sodas, qui sont souvent 10 à 50% plus sucrés que des produits comparables distribués en Hexagone » et en corollaire « l’obésité outre-mer qui touche, notamment, 10,5 % des enfants des quatre départements d’outre-mer, contre 3% des enfants en France hexagonale ».

Pour comprendre les effets du sucre sur le corps :


Sucres et microbiote intestinal : une catastrophe annoncée

Les maladies respiratoires chroniques

3 133 000 Français ont des maladies respiratoires chroniques. Les affections respiratoires chroniques sont des maladies des voies respiratoires et autres structures pulmonaires. Parmi les plus courantes, on citera l’asthme, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), les pneumopathies professionnelles et les pneumopathies interstitielles. La cause principale est le tabac mais aussi la pollution de l’air. On comprend donc mieux pourquoi l’Île-de-France est la première région concernée avec 257 400 personnes souffrantes. Les autres causes sont les poussières et produits chimiques en milieu professionnel. Mais les agriculteurs sont aussi très exposés. « Dans le milieu agricole, les personnes sont particulièrement exposées. Il y a un empoussièrage important avec les céréales, les aliments pour bétail, l’épandage et tous les produits qu’on utilise », explique le Dr Jean-Jaques Larzul, ancien pneumologue et représentant de la Fondation du souffle. En deuxième position nous retrouvons une région très agricole : Les Hauts-de-France (166800 personnes) et  l’Auvergne-Rhônes-Alpes (166700).

La démence

La France comptait, en 2016, 603 200 patients pour démences (dont maladie d’Alzheimer). Et beaucoup sont dans les Hauts-de-France, en Ile-de-France, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, départements où la densité de population est la plus forte. Lorsqu’on regarde une carte de France des régions les plus touchées, on s’aperçoit que certaines régions sont plus touchées que d’autres. Ainsi, le Bas Rhin compte 13,9 % personnes touchées ; le Haut Rhin : 13,5 % ; le Nord : 13,2 et enfin le Pas-de-Calais : 12,7 % alors que les Deux-Sèvres, la région de Niort, en compte 8,3 %.

Les accidents vasculaires cérébraux

On ne pourra s’en tenir qu’à des constats étant donné que les causes connues de l’AVC sont organiques. En effet,  l’AVC est causé principalement par la formation d’un caillot de sang (thrombose) qui bouche une petite artère du cerveau. Un AVC peut aussi se manifester par une hémorragie. Dans environ 10 % des AVC, cette hémorragie concerne une artère déformée par un anévrisme. On parle alors d’une rupture d’anévrisme. Cependant on remarque que depuis la mise en place du plan d’actions nationales AVC (entre 2010 et 2014), l’augmentation des hospitalisations des patients en unités neuro-vasculaires et la basse de la létalité hospitalière. Mais il reste trois constats préoccupants : la stabilité du taux global de patients hospitalisés pour AVC ; l’augmentation des jeunes adultes hospitalisés pour AVC ischémiques (+ 14 % chez les moins de 65 ans) et l’existence de fortes disparités régionales.

Pour bien comprendre :

Tout savoir sur l’accident vasculaire cérébral

Sources

Assemblée nationale
– © Le Télégramme
– Assurance maladie, Ameli.fr.