Les députés planchent actuellement sur une « taxe sel ». Leur objectif : réduire la prévalence de maladies chroniques tels que l’hypertension ou l’ostéoporose.

Imposer la « taxe sel » aux industriels pour prévenir la santé des Français, on y croit ?

En effet, depuis mars 2018, la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle planche sur des mesures contre l’émergence des maladies chroniques. Taxer les produits contenant trop de sel est une piste sérieuse.

Cette « taxe sel » revient à contraindre les industriels à diminuer les quantités de sel dans leurs produits transformés. De fait, dans son hors-série « Ces aliments qui nous empoisonnent ! » d’avril 2018, le magazine 60 millions de consommateurs affirmait que « 80% du sel absorbé par les Français proviennent des aliments transformés ».

Tout savoir (pour les éviter !) sur les aliments ultra-transformés (AUT)

5 grammes de sel par jour

« Il y a des problématiques de santé publique qui sont gravissimes et qui incluent [aussi] la question du sel », déclare à l’AFP la porte-parole de la commission et députée La République en marche (LREM) Michèle Crouzet.

Elle rappelle, par ailleurs, qu’environ 12 millions de Français souffrent d’hypertension artérielle.
« L’excès de consommation de sel est aujourd’hui reconnu comme un des facteurs de risque d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires, ainsi que d’autres maladies, dont le cancer de l’estomac », confirme l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

L’excès de sel responsable de la perturbation de notre microbiote intestinal ?

Une consommation excessive pourrait [également] favoriser l’élimination urinaire du calcium et favoriser ainsi l’ostéoporose, une maladie provoquant la fragilisation des os et pouvant favoriser l’apparition de fractures. » Surpoids et obésité sont aussi concernés.

Des recettes sans sel : idéales pour éloigner les maladies chroniques

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande une consommation maximale de cinq grammes par jour, soit une cuillère à café. Selon l’OMS, la plupart des gens en consomment deux fois l’apport maximum recommandé, entre 9 à 12 grammes par jour. Pourtant, « on peut facilement mettre beaucoup moins de sel dans notre alimentation, sans que cela gêne quoi que ce soit au niveau gustatif », constate la députée.

Trop de sel !

Trop de sel !

Les taxes contre la malbouffe

Depuis 2012, la « taxe soda » taxe l’ensemble des boissons contenant des sucres ajoutés, peu importe la quantité, afin de lutter contre l’obésité. Au 1er juillet dernier, elle a été renforcée. En effet, fixe depuis l’origine, elle est désormais indexée sur le taux de sucre contenu dans les boissons.

Résultat : Coca cola ruse, contourne la loi, voire, l’utilise pour augmenter ses marges ! En effet, au lieu de réduire le taux de sucre, il préfère faire payer la taxe aux consommateurs. Réduisant la taille des bouteilles et en les vendant au même prix, il inclut ainsi la dizaine de centimes d’euros de taxe !! Espérons que la taxe sel ne subisse pas le même sort…

Source :

Commission d’enquête sur l’alimentation industrielle : qualité nutritionnelle, rôle dans l’émergence de pathologies chroniques, impact social et environnemental de sa provenance

LQDP