Notre mode de vie moderne, à la limite de l’hyperactivité, nous conduit bien souvent à réduire notre durée de sommeil. Or le sommeil est essentiel pour notre corps car il agit comme une mi-temps, au cours de laquelle notre corps se répare, nos nouvelles connaissances se consolident…
Le manque de sommeil va donc avoir de nombreuses répercussions sur notre organisme. A court terme, un déficit de sommeil se traduit par des troubles de la vigilance et de l’attention, une augmentation du stress, une irritabilité… Lorsque cette « dette de sommeil » s’accumule au fil des années, les effets sur le corps sont d’autant plus importants : risques accrus de développer de l’hypertension ou un diabète, prise de poids, affaiblissement des défenses immunitaires, amplifications des réactions inflammatoires…

Manque de sommeil… quel est le seuil ?

Pour la plupart des adultes, une nuit de sommeil devrait durer 7 à 8 heures, exceptionnellement 6 heures mais jamais en dessous ! Vous dormez moins de 6 heures et vous voulez savoir si vous êtes en manque de sommeil chronique ? Le week-end, si vous dormez systématiquement deux à trois heures de plus qu’en semaine, c’est que vous êtes sans doute en forte privation de sommeil. Si vous ne dormez pas plus en vacances ou en week-end, c’est peut-être que vous faites partis des 1 à 3 % de la population qui sont génétiquement programmés pour se contenter de 4 – 5 heures de sommeil par nuit !

Le manque de sommeil peut vous faire grossir !

On associe souvent la prise de poids à une mauvaise hygiène de vie, à la génétique mais on oublie un coupable qui sait se faire discret mais qui est tout autant redoutable. Nous appelons le manque de sommeil à la barre !
En effet, la privation de sommeil perturbe les sécrétions hormonales qui régulent l’appétit : la sécrétion de ghréline est augmentée et la sécrétion de leptine est diminuée.

Leptine, ghréline, c’est quoi tout ça ?

La leptine est une hormone sécrétée par l’estomac qui a pour rôle de venir calmer la faim. A l’inverse, la ghréline, hormone synthétisée par le tissu adipeux, a pour rôle de stimuler l’appétit, surtout envers les aliments gras et sucrés, les aliments les plus riches en calories… Résultat, quand on se prive de sommeil, l’évaluation de notre satiété est bridée et l’appétit lui est stimulé.

Et ce n’est pas tout !

Si ce n’était que ça… Qui dit nuits raccourcies, dit également temps d’éveil plus long ! Or, en rallongeant le temps d’éveil, on augmente aussi le temps disponible pour manger. Vous me direz, on augmente aussi le temps disponible pour pratiquer une activité physique. Eh non ! Le manque de sommeil nous fatigue et, quand on est fatigué, on ne pratique pas d’activité physique. Et voilà, nous entrons dans un cercle vicieux : nous consommons plus et surtout des produits gras et sucrés, sans pratiquer d’activité physique et donc il y a un déséquilibre de la balance entre apports et dépenses énergétiques.

Alors, à vos couettes, prêts, dormez !

Sources

Inserm.
Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV).
Inpes.

Amandine Bonnet

0 réponses à “Une bonne nuit dans les bras de Morphée : c’est bon pour votre poids !”

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